J'aurais bien aimé

Ils ont fait de nous des cons sommateurs,

Réseau express au corps,
Grandir dans le décor
Et monter à Paris
Pour y vivre sa vie.
Un matin, une nuit,
Le train-train que l'on suit
Quand on vient de banlieue
Mais qu'on rêve de mieux ;
Un matin, une nuit,
On s'en va vers Paris
Pour y suivre sa quête

C'est par tant de soleil qu'il faut venir ici ;
Quand le bleu, dans le ciel, sublime enfin le gris....

Ne pensez pas que mes silences sont morts, non
ICI
Il ne faut ni grandeur
Ni quantité
Que pourrais-je attendre d'ailleurs
Des mots
Sculpture de nos pensées
Arrondie et lisse comme une pêche
Modelée sous nos doigts
Qu'ai-je à montrer, qu'ai-je à dire
Des rimes roulantes
Empoulées comme on dit
Ca se balance dans la figure
Toutes ces choses compliquées
De la vie
La tristesse du lundi
L'euphorie du mardi etc..
On connait la musique
Je suis sous la pluie, il fait froid aussi, je m'approche du pré.
Que font mes chevaux de printemps, que se racontent-ils
parait qu'on dispose de temps, vers avril mai
personne ne se bagarre avec les selles et les brideries à savonner
jachère cavalière
les écuries sont propres
mais vidées de leur vie
personne n'y mange ni ne s'y douche
pas de claquement de langue
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