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Le blog de Linsay

27/05/10 : Vienne

Aujourd'hui, première exploitation de ce que nous avons vu au Musée Pompidou de Metz. Au programme : Jackson Pollock ! Je fais observer aux enfants quelques reproductions de ses oeuvres et deux photos de lui, dans son atelier et en train de peindre.

25/05/10 : Vienne

Et nous revoici sur la route ! J'ai bien fait de presque tout accrocher hier, ainsi je suis beaucoup plus détendue ! Pas découragée par ma douche de la semaine dernière, je tiens à débrancher mes tuyaux. Je sors donc bien à l'heure car je sais que Didier est un rapide. Attention... Concentration... Je regarde bien ce que je fais, je ne TOUCHE PAS au vilain tuyau bleu qui m'avait pété dans les doigts la dernière fois, et je tire en faisant bien attention : hourra ! Victoire ! (oui je sais je me satisfais de peu... mais c'est ça qui fait les gens heureux !)
Je commence à vider le tuyau quand Didier m'explique qu'il faut mettre un "Y" (embout avec trois trous pour faire des branchements de tuyaux) sur le "Stop", si il est encore bien stoppant (oui car le "stop" est mesquin : parfois il n'y a plus le petit bitonio orange dedans et du coup ça devient un stop qui ne stoppe plus rien!), afin de bien faire sortir l'eau. Moi : "Ah bon ? Mais pourquoi ?" Et lui : "Bin parce que si tu as un stop l'air ne passe pas de ce côté du tuyau et du coup de l'autre côté ça sort moins bien." Ah oui... Implacable comme logique, j'aurais dû y penser...
Je remonte avec Sylvie (quand je ne suis pas là c'est n'importe quoi, ses pneus éclatent !), nous rasons une fois de plus la haie de la maison située en face du terrain, mais de moins près, cette fois, il n'y a pas dû y avoir davantage de deux ou trois feuilles par terre ! Bernard guide Sylvie pour sortir et je suis toujours impressionnée par les manoeuvres... J'ai l'impression qu'on va rester coincées dans la haie mais pas du tout, c'est normal et bien géré !

24/05/10 : Montigny-Lès-Metz

Dernier jour ici...
Je commence la journée avec un petit footing. Je m'y suis remise en arrivant ici : une vingtaine de minutes au lever, ça réveille et ça passe plus facilement car je dors encore à moitié et ne me rends pas compte que je cours. Il faudrait que je coure un peu plus longtemps mais ça me ferait lever vraiment tôt, après... On verra si j'arrive à me motiver d'ici la fin de la tournée pour allonger un peu le temps ! Sylvie est venue deux fois avec moi et Isabelle nous a accompagnées un matin, c'est aussi sympa de le faire à plusieurs, ça motive (et surtout ça empêche les excuses pourries quand on est au fond de son lit et qu'on sait qu'on est attendu!).
Pour la première fois de l'année, nous arrivons, dans l'après-midi, à nous installer dehors pour travailler. Il fait très chaud, mais heureusement mon camion est à l'ombre des arbres. C'est un plaisir de faire la classe les pieds dans l'herbe, même si ça n'aide pas forcément à la concentration quand quelqu'un passe !

23/05/10 : Montigny-Lès-Metz

Le week-end est passé vite ! Entre le blog et les spectacles à voir, je n'ai pas vu le temps filer. Au menu: tout d'abord "Prends-en de la graine", de la Compagnie Des plumes. C'est un spectacle avec une dresseuse de... poules! Il y a eu des moments vraiment chouettes avec de bonnes idées. Citons notamment un numéro où les poules "jouent de la musique" en becquetant des miettes sur des instruments qui sonnent (dans le même genre que quand on tape sur des verres remplis différemment, en gros).

21/05/10 : Montigny-Lès-Metz

Cet après-midi, direction le Nouveau Centre Pompidou de Metz. Au départ j'avais plutôt prévu ça lundi, mais j'avais légèrement oublié que c'était le lundi de Pentecôte, or ce musée a ouvert la semaine dernière donc, si il ouvrait bien lundi, je craignais qu'il y ait vraiment beaucoup de monde. Nous partons donc, accompagnés de Didier qui avait envie de le visiter, et qui fera office, par la même occasion, de chauffeur et de photographe ! J'avoue que ça m'aide bien, ainsi j'ai l'esprit plus libre pour regarder des choses avec les enfants et discuter des oeuvres avec eux.
Laissez-moi tout d'abord vous présenter le bâtiment : enfin de l'architecture moderne qui me plaît ! Reste à savoir comment ça vieilira, soit... En tout cas il est très beau, et Didier verra tout de suite l'analogie avec un chapiteau ! Les structures en bois restent légère et élégantes, et j'adore ce toit blanc et ses courbes douces. Les grandes baies vitrées renforcent cette impression aérienne et plutôt classe!

20/05/10 : Montigny-Lès-Metz

Juste un petit mot pour vous présenter la nouvelle recrue du cirque Morallès, arrivée chez Carole et Gino il y a environ deux semaines. Il s'appelle Fernand, est tout petit (j'ai laissé la seconde photo cadrée assez large pour que vous puissiez avoir une idée de l'échelle, avec la main de Léon et les chaussures de Firmin), est vraiment craquant, et pour le moment montre le bon goût de ne pas aboyer, contrairement à certaines petites crottes sur pattes dont je tairai le nom ! XD

19/05/10 : Montigny-Lès-Metz

Il y a des matins, comme ça... Comment dire... Difficiles...
Le départ est prévu à 7h30, ce qui mine de rien est assez tôt, surtout par rapport aux dernières tournées ! Je ne suis pas très réveillée et les complications commencent vite : je vais aux toilettes (vous saurez tout décidément!), et en me relevant je donne un coup de coude dans la mini poubelle qui est posée en hauteur et dans laquelle on met le papier toilettes (oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, on ne met pas le papier dans les toilettes chimiques). Or donc, coup de coude, déséquilibre de la poubelle, qui chute... dans la cuvette des toilettes, bien entendu. Non vidée, évidemment... Je n'aime décidément pas le matin, mais celui-ci s'annonce particulièrement difficile !

Malgré le temps perdu à extraire et nettoyer la poubelle, je suis bien à l'heure, et décide donc de débrancher l'eau et le courant toute seule comme une grande. Pour l'électricité aucun souci (il faut quand même que je sois capable de faire un truc), en revanche pour l'eau... C'est un autre problème... Maurice passe, je lui dis bonjour, puis je prends le tuyau raccordé au camion. J'observe l'adaptateur avec écrit "stop" dessus, je commence à tirer... Visualisez bien la scène pour en saisir tout le jus, je vous prie : dans la main gauche, le long tuyau jaune, dans la main droite le petit tuyau de raccordement bleu, tout ceci à la verticale puisque je m'applique et regarde bien ce que je fais. Mais là, au lieu de séparer les deux tuyaux comme tout le monde sait le faire... je ne sais pas ce qui se passe...

09/05/10 : La Vicomté sur Rance

Ce matin j'ai un milliard de choses à faire, car hier je n'ai pas travaillé (à part le soir, pendant le spectacle). Je m'étais levée assez tôt car je devais préparer un cake feta-poivron pour le soir, et ensuite je suis partie toute la journée. En effet j'ai retrouvé Camille, ma cousine, que je n'avais pas vue depuis plus de dix ans ! Les tournées sont pas mal pour ça : se balader dans toute la France permet de retrouver un certain nombre de personnes qui sont loin et avec qui nous ne provoquons pas assez les occasions de se voir. Nous sommes donc partis chez elle toute la journée, et sommes revenus en sa compagnie le soir, peu avant le spectacle, pour qu'elle puisse "visiter" mon camion. Elle était toute contente de rentrer sous le chapiteau quelques minutes avant le début de l'accueil, c'est vrai que ce sont des moments où on a vraiment l'impression d'être privilégié. Hier soir pas de coupures d'électricité, ouf ! Pendant le spectacle j'ai travaillé sur la sortie au zoo, à Rotterdam, pour pouvoir mettre ça dans les cahiers de vie des enfants ce matin pendant le démontage.
Déjà le jour du départ... J'ai l'impression que ce séjour à la Vicomté est passé très vite... trop vite ! Pendant que dehors ils démontent, je travaille toute la matinée pour essayer de mettre à jour les cahiers de vie des enfants : imprimer les photos, les mettre au bon endroit... Forcément à Rotterdam nous ne nous en sommes pas trop occupés puisque nous n'avions pas d'imprimante, on a un peu de retard ! Sans compter qu'il faut aussi que j'écrive à tous les enseignants des enfants, pour dire à chacun ce que j'ai travaillé et leur donner les dates de la prochaine tournée. Je finis par me dire que je n'aurai pas le temps de mettre dans les cahiers de vie tout ce qui concerne La Vicomté sur Rance : après tout nous repartons en tournée dans huit jours, nous nous occuperons de cela à ce moment-là ! "A l'impossible nul n'est tenu", c'est une expression que je me répète régulièrement depuis quelques années, quand je commence à être complètement stressée par le boulot et que je me rends compte que, objectivement, ce n'est pas ça qui gâchera la scolarité de mes élèves. Comme quoi je progresse !
Pendant ce temps, devant le camion, les petits s'amusent avec des cartons qu'ils ont trouvés, et Gabrielle s'est fait une jolie robe !

07/05/10 : La Vicomté sur Rance

Ce matin, nous entendons une classe passer devant le camion : les enfants de la Vicomté viennent voir le chapiteau et les artistes. On frappe à la porte : c'est un journaliste de Ouest France, venu là pour couvrir ce déplacement, et qui, en discutant avec Sylvie, a appris qu'il y avait aussi des élèves et une maîtresse dans le cirque. Il discute un peu avec nous et a l'air très intéressé par notre mode de fonctionnement (il m'explique qu'il a été instit il y a longtemps). Nous parlons un moment, il prend une photo, et nous aurons la surprise de découvrir un article dans Ouest France ! Gino m'en offrira gentiment un exemplaire quand ça paraîtra ! (image à suivre, je n'ai pas de scanner sous la main)
L'après-midi j'emmène les enfants à Rothéneuf, à cinq kilomètres de Saint-Malo, voir des rochers sculptés par l'Abbé Fouré. Celui-ci, rendu sourd et muet à 55 ans suite à une attaque cérébrale, trouvera ce moyen pour s'exprimer : il sculptera des personnages dans la pierre jusqu'à sa mort. Trois cents personnages verront ainsi le jour, sur une période de plus de quinze ans !

06/05/10 : La Vicomté sur Rance

Nous retrouvons "l'école du camion" et ses récréations en plein air ! Le montage se fait dehors, Bruno y est parti mais revient peu de temps après : il a vraiment trop mal au dos et s'allonge dans le lit pendant que nous travaillons. Pendant la matinée Hélène vient frapper à la porte de la classe pour nous montrer ce qu'elle vient de trouver dans les couronnes du chapiteau : un joli nid d'oiseau, avec trois oeufs minuscules dedans ! L'oiseau a certainement fait son nid à Monthodon... Les enfants veulent qu'on tente de les faire éclore : même si nous n'y croyons pas trop, Hélène propose de les mettre sous une lampe chauffante qu'elle a. C'est toujours bon d'y croire un peu avec eux ! ;-)

05/05/10 : La Vicomté sur Rance

Le départ de Rotterdam pour La Vicomté sur Rance est prévu à 9 heures pour les minibus (les camions partent une heure plus tôt). Nous profitons de notre dernier petit-déjeuner gargantuesque : ça, ça va nous manquer ! J'utilise la matinée pour rattraper les heures de sommeil manquantes, puis je tape les textes de mon blog.

04/05/10 : Rotterdam

Nous commençons par une heure et demie de classe, avant THE sortie attendue par tous : le zoo ! Nous partons avec Mamie et Bruno comme accompagnateurs. Bruno se fout de moi car j'ai préparé des papiers pour les trois petits : "My name is ..... Morallès, if I am lost please contact my parents at the Luxor Theater", avec le numéro de téléphone du théâtre. N'empêche, Léon et Augustin, pour qui je n'en avais pas prévu, m'en réclament un quand même ! La première blague de la journée, c'est le temps que nous mettons pour y aller : Jeannine, la femme du théâtre qui nous avait accueillis, m'avait dit que nous en aurions pour dix minutes à pied : en réalité, c'est plutôt une demi-heure que nous mettons !

03/05/10 : Rotterdam

Nouvelle classe pour nous ce matin : les gens du théâtre m'ont indiqué une salle au deuxième étage, où nous aurons moins chaud et où il y a des fenêtres : nous pourrons voir la lumière du jour et aérer, ce sera un peu mieux ! L'après-midi Hélène me demande si elle peut emmener ses enfants voir le spectacle "Le carrousel des moutons", de la compagnie D'irque en Fien. Nous y emmenons donc tout le monde : le spectacle est complet et Didier ne trouve personne de l'équipe technique, mais Hélène va voir celui qui fait le spectacle et il nous fait rentrer, gratuitement et devant tout le monde. C'est un peu gênant, mais bon, ça fait aussi partie des avantages de cette vie... En tout cas ça valait le coup ! C'est un couple : elle joue du piano, et il est acrobate. Il y a donc tout un jeu entre eux, basé sur la musique, c'est assez inexplicable mais à voir, assurément ! Il y a surtout un moment qui est assez magique : au bout de dix minutes environ, le piano commence à tourner autour d'un axe central, de plus en plus vite... puis il décolle carrément ! Ils jouent avec ça pendant tout le spectacle, parfois le piano se retrouve à la verticale et la nana continue à jouer, impassible...

02/05/10 : Rotterdam

En effet, j'ai bien profité de cette grasse matinée ! Réveil vers dix heures, puis nous allons prendre le petit-déjeuner : celui-ci sera beaucoup moins speed qu'hier. Avec Bruno nous prenons notre temps, papotons tranquillement... tout en nous demandant quelle vie ont ces gens qui payent 260 euros pour une nuit d'hôtel et 25 euros pour un petit-déjeuner... Mais bon, c'est quand même bien agréable ! Je rejoins ensuite le théâtre vers 13 heures (le spectacle d'aujourd'hui est prévu à 14h30) : ils sont tous déjà en train de se maquiller. Dans la loge de Carole est installée une poule, avec ses trois poussins qui sont nés hier ! Il y a une pression supplémentaire aujourd'hui,du fait que le spectacle n'ait pas lieu dans leur chapiteau, je dois avouer que cette grande salle est assez impressionnante...

01/05/10 : Rotterdam

La journée commence de façon un peu compliquée : le petit-déjeuner est servi au rez-de-chaussée ou au premier étage. Ceux qui sont arrivés un jour avant nous ont testé pour nous : apparemment c'est mieux au rez-de-chaussée car il y a plus de choix (le premier étage sert davantage aux grands groupes de touristes). Bruno n'étant pas prêt et comme je ne suis pas en avance, je descends seule au rez-de-chaussée. Premier moment de solitude : à l'entrée de la salle une nana me demande mon numéro de chambre. Aaaargh... Comment dit-on "805" en anglais, déjà ?... (oui je sais c'est lamentable). J'articule un petit "Euh... Eight hundred and five..." (Bruno m'expliquera plus tard qu'en fait il faut dire "eight zero five"!).
- Are you with the group ?
- Euh... Yes.
- OK, so you have to go on the first floor.
Me voici donc repartie vers l'ascenseur, car Bruno pensait aussi aller au rez-de-chaussée et je veux le prévenir. Je remonte donc au huitième, l'attends deux minutes, et nous repartons au premier étage. Là : personne. On tourne un peu, on cherche, et on finit pat tomber sur un gars, à qui on explique qu'on voudrait prendre notre petit-déjeuner, et qui nous dit que non, c'est au rez-de-chaussée... Rhaaa... Je lui réponds que j'en viens et qu'on m'a dit de venir là... Il part demander à quelqu'un et revient nous dire que non non, c'est bien en bas qu'il faut aller, qu'ils ne servent plus ici. Nous repartons au rez-de-chaussée, et là j'explique à la nana ce qu'a dit le mec du haut. Bruno voit les autres qui sont là en train de déjeuner, on les lui montre, dit qu'on est avec eux et cette fois c'est bon ! Après un quart d'heure de course dans l'hôtel, nous pouvons enfin nous poser et manger ! Après coup, je suppose que c'est parce que nous sommes les deux seuls à être au huitième, et que c'est peut-être un étage où ils mettent les grands groupes... Il nous reste un quart d'heure pour avaler le petit-déjeuner, mais la quantité et la qualité sont là ! Il y a... de tout ! Je n'ai pas le temps de tout regarder, mais j'entrevois des yaourts, des fruits, du fromage blanc, de la charcuterie, des oeufs, du bacon, du fromage, des salades de fruits, des céréales, du pain, des viennoiseries... Impressionnant !
Il faut quand même que je vous parle un peu de cet hôtel où nous sommes : c'est donc l'hôtel Hilton, qui a quatre étoiles et un certain standing, il faut bien l'admettre... Voici deux photos de la chambre où nous sommes, pour que vous saisissiez un peu mieux l'ambiance :

30/04/10 : Rotterdam

Carole est partie à sept heures avec son camion. Notre départ est prévu une heure plus tard car le minibus, contrairement au camion, n'est pas bridé à 90 km/h. A huit heures moins le quart, Bruno est en train de faire la vaisselle du petit-déjeuner quand tout à coup : plus d'eau ! Et là nous entendons Augustin dire "Au fait, plus personne n'avait besoin d'eau ? Je l'ai coupée !" Bon... tel père, tel fils ! ;-)
Après quelques difficultés, il parvient à la remettre et Bruno peut terminer de rincer tout ça. Nous fermons la porte du camion à clé (parce qu'en fait, de l'extérieur et en faisant levier avec un tournevis... c'est possible!), et nous voici prêts à partir. Pendant notre absence, les convois seront gardés par Sylvain, un gars de la Compagnie des Arrosés, mais je sens qu'Hélène n'aime pas trop laisser sa caravane. Elle m'explique qu'ils se sont déjà fait "visiter" plusieurs fois, à La Réunion et à Berlin, en laissant leurs véhicules.
Nous sommes neuf dans le minibus : Bernard, Sylvie, Mamie, Bruno, Hélène, ses trois fils (et demi!), et moi. Les enfants sont vraiment très calmes, c'est impressionnant ! Ils s'occupent en lisant, puis regardent un épisode de "C'est pas sorcier" : eh oui, c'est un minibus de luxe que nous avons là !

29/04/10 : La Vicomté sur Rance

Première journée de classe à cinq depuis assez longtemps : je ne sais pas si c'est que je gère mieux mon timing, mais le matin je ne me transforme pas en mégère avec Bruno et je suis même prête cinq minutes avant neuf heures. Y'a du progrès ! Je retrouve le rythme bien speed et la table qui disparaît sous les différents cahiers, manuels, trousses...

28/04/10 : La Vicomté sur Rance

Les réflexes du départ reviennent bien, malgré les deux mois d'interruption. Par contre, Didier me demande à neuf heures moins le quart si il peut couper l'eau : les mains dans la vaisselle du petit-dej, je réponds "Euh... Nan !" Ceux qui me connaissent savent déjà que j'ai une forte propension à être plutôt en retard d'un quart d'heure qu'en avance d'un quart d'heure ! Cette année j'ai appris à être très ponctuelle au moment des départs, mais en avance faut pas rêver non plus ! ;-)
Je pensais voyager avec Sylvie pour pouvoir continuer à enregistrer ses mémoires (on s'est dit que les temps de voyage étaient finalement assez propices à ça!), mais quand j'arrive à son camion la place est prise : Bernard ne conduit pas aujourd'hui car il s'est récemment fait opérer de l'épaule et c'est encore un peu juste pour conduire le camion. C'est donc Hélène (qui a son permis poids-lourd mais qui est le "chauffeur en plus", d'habitude), qui va prendre le volant, avec son gros bidon de sept mois de grossesse ! Bruno monte avec Didier et moi avec Anaïs. Nous nous arrêtons à midi pour déjeuner sur une aire d'autoroute, assis dans l'herbe, au soleil : le bonheur ! Maurice va chercher quelque chose dans sa caravane et revient en faisant une drôle de tête : apparemment le stagiaire qui était logé dans sa caravane a utilisé les toilettes mais ne les a pas vidées à la fin. Avec les cahots de la route, le mouvement de roulis etc... disons que ça a bien brassé tout ça et répandu une odeur apparemment assez pestilentielle dans la caravane ! (oui, je sais, ce blog prend parfois des teintes un peu scatologiques!)
Nous arrivons à la Vicomté sur Rance vers quinze heures trente : cette fois l'espace n'est pas suffisant pour placer les convois en rond autour du chapiteau, ils sont donc garés comme on peut !

23/04/10 : Monthodon

Déjà le dernier jour... Cette semaine est passée bien vite ! J'en garde plein de belles images, dont une illustration pourrait être la suivante :

20/04/10 : Monthodon

Pour continuer sur les monstres, nous lisons aujourd'hui "Le monstre d'or", qui raconte comment les animaux ont créé un monstre en donnant chacun un morceau de leur corps, pour se défendre des hommes. Ensuite les enfants imaginent puis dessinent et peignent "leur" monstre. Pour celui de Gabrielle : un corps de girafe, une tête de canard, une queue de poisson et des pattes de lion.

19/04/10 : Monthodon

Cette tournée débute avec une semaine de stage de jeu théâtral à Monthodon. En plus des Morallès, il y a sept artistes de divers horizons qui souhaitent intégrer la compagnie l'an prochain pour la nouvelle création, Johanna et Anaïs s'en allant vers d'autres aventures. Ils viennent des quatre coins de la France, et même de Suisse ou de Hollande. Mais ils arriveront au compte-goutte à cause du trafic aérien perturbé avec l'éruption vocanique en Islande et des grèves SNCF.
Pour la première fois je branche mon chauffe-eau toute seule comme une grande, après avoir vérifié que j'avais bien de l'eau. Je demande quand même à Didier si je peux le faire, pour être sûre. Ouh la la, mais je deviens SUPER autonome, dis donc ! ;-)
Bah, je me dis qu'il faut bien commencer par quelque part ! Les CP sont tout contents quand ils ont compris que 2 et 2 font 4... Disons que j'ai acquis le niveau CP de la vie du cirque !

23/03/10 : Monthodon

Petite panne de réveil ce matin... Quand j'ai ouvert les yeux et regardé l'heure sur mon téléphone il était... 8h45 ! Tout juste le temps de sauter dans mes vêtements, avaler la première moitié de mon petit-déjeuner, et les voilà qui arrivent ! Heureusement c'est beaucoup moins speed quand je n'ai que les trois petits, j'arrive à gérer ! Augustin n'a pas école aujourd'hui (c'est un jour de grève), il nous rejoint donc après la récréation du matin pour préparer le gâteau d'anniversaire d'Hubert, qui aura quatre ans le 29 mars.

18/03/10 : Monthodon

Au matin je retrouve cette satanée punaise qui a effectué un piqué à cinq centimètres de mon oreille hier soir... à moins que ça ne soit sa soeur puisque j'en dégagerai quatre autres du camion dans la journée ! Oui j'admets, je ne suis pas toujours une grande amie de la nature... Pourtant c'est bien sur la nature que nous travaillons à nouveau en fin d'après-midi.

17/03/10 : Monthodon

Quel bonheur, ce temps... Pas froid, jolie lumière, pas le sol du camion tout dégueu... La joie ! Ne faisant pas d'école cet après-midi je me disais que je pourrais peut-être filer un coup de main mais hier Bernard n'a pas eu l'air enthousiasmé par ma proposition ! Je décide donc de faire une mousse au chocolat pour ce soir (nous dînons ensemble car Johanna a prévu de nous préparer un bon plat). J'ai toujours eu quelques difficultés avec les proportions et c'est une mousse géante que je fais, par peur de ne pas en faire assez : 15 oeufs et 600 grammes de chocolat, j'espère qu'ils auront encore faim au moment du dessert ! (c'est pour ça, j'ai dû me forcer à en faire disparaître une partie pendant la préparation ! )

16/03/10 : Monthodon

Tout est givré ce matin et ça caille dans le camion : 14°C, ça pique un peu ! Une belle journée s'annonce et le soleil fera vite fondre tout ça, mais l'herbe est bien blanche dans les endroits que les premiers rayons n'ont pas encore atteints.

15/03/10 : Monthodon

Et c'est reparti ! Enfin... pas vraiment rePARTI car nous restons à Monthodon cette fois : pas de tournée mais les gradins du nouveau chapiteau sur lesquels il y a du boulot à faire. Je n'aurai donc que Gabrielle, Firmin et Hubert pour ces dix jours. J'arrive en fin de matinée, l'après-midi se passe tranquillement : il fait un temps magnifique, ça fait du bien ! Comme nous allons travailler sur les plantations, nous réalisons pour chacun un "bonhomme-persil" : un rouleau de papier toilettes, du terreau et des graines de persil dans un pot de petit suisse, et voilà de quoi observer la pousse des "cheveux-plantes" pendant cette période (en espérant que ça pousse vite et bien !).

01/03/10 : Gien

J'ai encore eu un mal de chien à m'endormir hier soir : les gars du parking semblaient vouloir dire au revoir à leur façon ! C'est fou parce que vu le bruit tous les soirs on s'était dit que ça allait être le gros bordel samedi, or ça a été très calme, au contraire. Mais là ils se rattrapent ! En fait ça ne dure pas très tard, mais c'est juste quand on se met au lit, et la cabine est si sonore qu'on ne peut pas en faire abstraction...

Ce matin je n'ai pas les enfants très longtemps car il est prévu de partir dès que le démontage sera terminé et les convois accrochés. Avant de partir je voulais m'occuper de rouler mon tuyau (mon nouveau travail que je sais faire!), mais quand je sors c'est trop tard, il est déjà décroché et rangé. Bouhouhou... Je me sens encore inutile, y'en a marre... Du coup je prends le temps de photographier le poster que j'ai eu à Noël pour décorer un peu la cabine : c'est-y pas joli, ça ?! (oui, non, pas la photo qui est un peu pourrie, mais le dessin!)

28/02/10 : Gien

Tempête. Je me réveille vers quatre heures : le camion est secoué par des bourrasques violentes. J'essaie de ne pas laisser la peur s'installer mais je suis vite vaincue, ça siffle trop dans la cabine, je passe mes vêtements et je descends. C'est con mais je me sens plus à l'abri en bas. C'est très étrange, je tremble de la tête aux pieds et j'ai du mal à respirer normalement. Je n'ai même pas le recul nécessaire pour me sentir ridicule, j'essaie surtout de respirer doucement et de ne pas me crisper. Je pense que si j'étais croyante une petite prière ne serait pas superflue ! En regardant dehors je vois que je ne suis pas la seule à être réveillée. Bernard est là, je vois aussi Didier et peut-être Carole. Je ne sais pas trop quoi faire, je me doute bien que je ne leur servirais à rien dans l'instant présent. J'attends que cela passe, je ne vois que ça à faire. Plus question de dormir. Je vais regarder sur le site de Météo France, comme si ça pouvait amener des choses en plus... Je me fais un thé, vais un peu sur internet, m'occupe puisque je ne peux plus dormir. J'attends les bourrasques, les sens monter, tout secouer et repartir... On dirait un accouchement !
Bruno finit par se lever à son tour. Pour m'occuper j'écris, lui prend des photos ! J'aime beaucoup l'effet de celle-ci, elle n'est pas du tout retouchée ! Au fond, la porte lumineuse et colorée est celle de la caravane de Carole, et on peut voir celle de Mamie Monique à droite. Je ne sais pas pourquoi ça a fait ça, mais le rendu me plaît !

27/02/10 : Gien

Aaaaah... DORMIR tard ! Quel bonheur ! Réveil à neuf heures, prendre son temps pour prendre une douche et le petit-dej... Les trois petits nous annoncent qu'ils donneront un spectacle à quatorze heures. Nous les voyons le préparer, s'entraîner, Hubert et Firmin se font maquiller par Gabrielle... Tout ça semble très sérieux !

26/02/10 : Gien

Eh bien en effet... Quelle nuit de merde ! :-D
Beaucoup de mal à m'endormir à cause de la réunion tupperware qui se tenait sur le parking, à un endroit qui me semblait très proche du camion : de la cabine j'avais parfois l'impression que j'aurais pu participer (sauf que je ne comprenais pas ce qui se disait). En fait je suis une bonne rombière, je crois ! Et ça va peut-être vous paraître débile mais j'aurais bien aimé avoir un verrou à fermer, psychologiquement ça m'aurait aidée je crois ! Ajoutez à cela un vent de tous les diables qui m'a réveillée sur les coups de quatre heures du matin, et qui a donné par la suite un sommeil léger entrecoupé de réveils réguliers et de rêves de bateau pris dans une tempête... et vous aurez un tableau assez fidèle de la nuit passée ! Réveil très difficile, donc, du mal à émerger...
Cet après-midi, direction le "Musée international de la chasse", à Gien. Non non, ne riez pas ! (c'était ça ou le Musée de la faïencerie, de toute façon...) Bruno a donc eu la gentillesse de faire le chauffeur (avec le vieux minibus sans ceintures). La visite était intéressante et bien menée, avec des questions-réponses, des jeux sur les traces d'animaux... J'ai appris des trucs, figurez-vous !

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