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Le blog de Linsay

25/02/10 : Gien

Ce matin, en ouvrant la porte du camion, je vois mes élèves rangés du plus petit au plus grand, qui entonnent en choeur un adorable "joyeux anniversaire" : jolie entrée en matière !

24/02/10 : Gien

Journée bien crevante car j'ai prévu de faire préparer aux enfants des gâteaux pour fêter mon anniversaire, demain. Nous avons donc fait des invitations pour chacun et sommes allés au supermarché voisin pour acheter les ingrédients. C'est Hubert qui s'est chargé de l'invitation de Bruno, la voici :

23/02/10 : Gien

Aaaah... C'était bon de retrouver la classe ! Eh oui, mine de rien ça aussi, ça me manquait ! Nous travaillons fort bien, pendant que dehors se monte le nouveau chapiteau, assortis de son mini chapiteau où se fera désormais l'accueil du public. Le montage dure initialement une bonne demi-journée, mais là ça s'est étalé sur toute la journée ! Heureusement les nuages ont attendu que la toile soit montée pour déverser des trombes d'eau. Il y a beaucoup de vent aujourd'hui, le camion tangue, on se croirait dans un bateau... Je me rends compte de l'intérêt d'envoyer un des trois plus grands gérer un jeu de temps en temps avec Hubert et Firmin : ils feront un loto des lettres de leurs prénoms avec Gabrielle, puis quelques parties de dominos avec Léon. Pendant ce temps je peux travailler plus sereinement avec les autres, et ils respectent ainsi beaucoup mieux les règles des jeux ! Méthode essayée... et adoptée ! Pendant la récréation, nous repérons l'aire de jeux la plus proche : Léon fera tourner les trois petits sur le tourniquet pendant un certain temps, pendant que je ramasse quelques "cornes de rhinocéros", vestiges d'enfance...


Après cette bonne journée de classe (même l'après-midi a été plutôt calme ! ), nous allons faire quelques courses pour bricoler avec Bruno (joint pour étanchéifier le tour de l'évier et lampes à led pour éclairer quelques recoins un peu sombres). J'étais pleine de bonnes intentions et je voulais conduire le minibus blanc pour y aller et ainsi me préparer psychologiquement au fait de conduire pour aller en sortie avec les enfants vendredi, mais Sylvie s'est plantée avec, cet hiver, quand il y a eu de la neige. Il reste donc soit un vieux sans ceintures à l'arrière (hors de question pour moi de le conduire avec les enfants dedans), soit le grand de Mamie (qui est tout neuf, j'ai trop peur de lui faire une rayure). Je me dégonfle donc une fois de plus, et laisse Bruno conduire le bleu. Je m'arrangerai vendredi pour que quelqu'un nous y emmène, et je remets mes bonnes résolutions "autonome au volant" à la prochaine tournée. Un jour, c'est promis, j'y arriverai !
Didier nous invite ensuite à fêter son anniversaire sous le petit chapiteau : ce qui devait être "un petit coup à boire à 19 heures" se termine en tables chargées de boissons et de choses à grignoter. Je me sauve à plus de 21 heures car je n'ai pas encore préparé la journée de demain. Heureusement, comme j'ai tout en tête ça ira beaucoup plus vite qu'hier, et en une heure c'est bouclé. Bruno et moi baillons à qui mieux mieux pendant que j'écris. Vite : au lit !

22/02/10 : Gien

Je retrouve mon petit (grand!) camion avec joie après ces trois mois sans tournée : il n'y a pas à dire, être chez soi c'est bien un moment, mais je commençais à avoir des fourmis dans les gambettes ! Pas de grosse déconvenue cette fois car nous avions descendu le matelas et je n'avais rien laissé qui craigne l'humidité dedans : le savoir vient avec l'expérience ! Il y a juste le frigo qui a été refermé et qui a quelques traces de moisissures à l'intérieur, mais ça part facilement. Les enfants y ont dormi à Noël avec leurs cousins, ils ont laissé quelques traces de leur passage...

15/12/09 : Monthodon

Voici une petite page de blog en bonus, car il se passe toujours des choses chez les Morallès, même quand on n'est pas en tournée ! Je suis allée deux jours à Monthodon pour enregistrer les "mémoires" de Sylvie : entreprise passionnante mais, nous nous en sommes vite rendu compte, assez colossale ! D'autant plus qu'on se dit qu'il serait intéressant d'avoir aussi des souvenirs de Didier, Carole, Mamie... Pour le moment, avec Sylvie, nous avons environ 16 heures d'enregistrement et nous ne sommes qu'en... 1979 ! Nous avions un peu peur d'être moins à l'aise que lors des discussions dans le camion, avec un micro entre nous, mais finalement la gêne n'a duré qu'environ... 24 secondes ! Et ensuite, c'était parti exactement comme d'habitude. Sylvie aime se souvenir et raconter, quant à moi j'adore écouter ce genre d'histoires, nous nous sommes bien trouvées.
Cet après-midi, alors que nous étions en train d'enregistrer, Hélène a débarqué en nous demandant notre aide. Didier avait fait livrer du fumier pour son potager, mais, malgré le froid, le soleil avait fait fondre le givre sur l'herbe. Résultat : le camion s'était embourbé.

13/11/09 : Monthodon

Il n'y aura école que ce matin car Gabrielle et Hubert repartent en début d'après-midi vers leur Normandie, et ce serait un peu ridicule de garder juste Firmin ! Je termine de classer leur travail dans leurs cahiers et classeurs (cette fois je l'ai fait au fur et à mesure donc il n'y a pas grand-chose, contrairement à la première tournée où j'avais passé un temps fou à tout ranger, à la fin !). C'est toujours un peu bizarre, ces séparations de fin de tournée, d'autant plus que là nous nous quittons pour trois mois !

11/11/09 : Monthodon

Aujourd'hui je n'ai que les trois petits car Léon et Augustin vont retourner à l'école et au collège demain, et nous avons bouclé le programme qu'ils devaient faire. De plus, les adultes montent le nouveau chapiteau et ils ont bien envie, sinon de participer, tout au moins d'y assister. Du coup l'ambiance est très cool, je cours moins de l'un à l'autre et forcément à trois on fait moins de bruit qu'à cinq. Pendant la matinée Gabrielle s'arrête, lève la tête deux minutes de son cahier puis conclue : "Dis donc, aujourd'hui c'est caaaalme..."
Pendant la récréation les petits vont s'amuser dans une cabane que Léon et Augustin ont construite pour eux avec des tapis, dans la salle de répétition. Gabrielle la décore avec des foulards, puis ils m'invitent à boire un thé avec eux, servi dans des diabolos, s'il vous plaît !

10/11/09 : Neerpelt

Réveil (difficile!) à cinq heures et demie. Heureusement qu'on a préparé le plus gros hier, il n'y a plus grand-chose à faire. Je réalise que je ne serai jamais sortie de cette place, c'est un peu la honte ! Vers six heures et demie Maurice coupe l'eau et l'électricité, les fils et les tuyaux sont décrochés, roulés, rangés, puis le ballet des véhicules commence sur le stade, pour accrocher les caravanes et se placer de la bonne façon en attendant que les tracteurs s'occupent du remorquage...

09/11/09 : Neerpelt

Ce lundi va être ponctué de coupures d'électricité : très pratique pour la classe ! Comme c'est la fin du festival, tous les chapiteaux sont démontés en même temps, ça fait une ambiance assez bizarre, pas super gaie.
Pendant la récréation du matin Augustin, Léon et Firmin font le tour des chapiteaux (ou plus exactement des emplacements où étaient les chapiteaux) pour récupérer tout plein de "trésors" : boîtes de jumelles (qui étaient offertes par le festival) vides, petits chiffons doux pour nettoyer les jumelles, tickets des places de spectacle... Maintenant je suis habituée à leur "récupérationite aigüe" !

C'est la dernière matinée de Gaspard avec nous car ils reprennent le route dès l'après-midi, il arrive avec un petit cadeau pour me remercier de l'avoir accueilli : un joli sweat des Bibendum ! Voilà un chouette cadeau, que je ne quitterai plus durant quelques jours ! (Bruno est très très jaloux, mais c'est vraiment trop petit pour lui, il ne pourra pas me le piquer!)

08/11/09 : Neerpelt

Ce matin j'ai mis mon réveil car il faut quand même que je travaille, et j'aimerais bien ne pas faire que ça de la journée. Nous voulions aller voir avec les autres un spectacle à 11 heures, mais nous avons trop traîné et quand je sors ils sont déjà partis. Je n'ai pas envie de courir à l'autre bout du festival pour rester bloquée dehors.
Presque tous les spectacles sont complets, généralement on va voir directement les gens du cirque en disant qu'on est la Famille Morallès et on nous fait entrer sur le côté du chapiteau, en plus du public.

07/11/09 : Neerpelt

C'est ici que je redécouvre le bonheur de la grasse matinée ! Je ne bouge pas trop de la matinée, je suis surtout occupée à écrire mon blog, j'ai l'impression que ça me prend de plus en plus de temps... Le spectacle est à quinze heures aujourd'hui, personne n'aime trop cet horaire, ça fait tôt dans l'après-midi et ça bouffe toute la journée, d'autant plus pour les artistes qui se préparent un certain temps à l'avance.

06/11/09 : Neerpelt

Nous travaillons beaucoup mieux aujourd'hui qu'hier. C'est peut-être dû à la carotte affichée : nous irons cet après-midi voir le spectacle des "Bibendum Tremens", dans lequel joue le père de Gaspard (mon nouvel élève provisoire), mais uniquement si la classe se passe bien et si le travail est efficace. Bouh que c'est laid, le chantage ! ;-)

05/11/09 : Neerpelt

Je retrouve mes petits élèves, nous reprenons nos marques tranquillement... Aujourd'hui j'ai un élève de plus : c'est Gaspard, dont les parents, qui font partie de la compagnie "Bibendum Tremens" sont installés non loin de nous. Les deux troupes se sont déjà rencontrées plusieurs fois, parents et enfants ont sympathisé et Didier m'a demandé si ça m'embêtait d'accueillir Gaspard, qui a quatre ans, avec Hubert et Firmin. Les copains sont tout contents de se retrouver et le niveau sonore va être souvent assez élevé, du côté des petits !

04/11/09 : Neerpelt

Une nouvelle tournée commence. Nous partons en Belgique, très exactement en Flandres, à Neerpelt. Pas loin de 650 kilomètres à parcourir, et des journées très courtes en ce mois de novembre, le départ est prévu à 7h30. Heureusement la lune est quasiment pleine et nous éclaire quand nous nous levons et sortons du camion. Bruno vient avec nous sur toute la tournée, nous sommes arrivés hier pour être sûrs de ne pas avoir de retard. J'ai retrouvé mon camion très humide : on sent qu'il n'a pas été chauffé pendant trois semaines. Tout était recouvert de condensation, le pire étant dans la cabine où je dors : la matelas n'était pas vraiment sec, d'autant plus qu'une petite infiltration d'eau a tendance à le mouiller dans un coin. Nous avons donc décidé, pour cette nuit, de dormir en bas, sur la banquette qui forme un U autour de la table : en ajoutant des lattes, ça se transforme en lit. L'humidité a surtout eu raison de nos jolies statues en pâte à sel, que nous étions censés peindre sur cette tournée : j'avais oublié que la pâte à sel, même bien cuite pendant tout une journée, peut se réhumidifier... ce qui la rend très fragile... voire toute molle... Les statues se sont toutes effondrées et sont inutilisables, je suis bien obligée de me rendre à l'évidence : la poubelle est leur seul avenir...

12/10/09 : Départ de Vallet

Voici arrivé le dernier jour de cette première tournée. La matinée est vraiment speed : pendant que les autres démontent le chapiteau, nous vivons nos derniers moments de classe. Faute de perforatrice, je n’avais pas pu classer le travail des enfants au fur et à mesure, j’ai donc une tonne de feuilles à ranger dans les différents cahiers, classeurs etc.

11/10/09 : Vallet

La journée commence avec le « marché » : un ami de Didier, producteur bio, vient nous proposer différents légumes.

10/10/09 : Vallet

Aujourd’hui nous allons à Nantes. Nous prenons mon ami le Master, c’est Bruno qui conduit, bien entendu (je sais, je sais : je suis une grosse dégonflée). Il y a une chose qui nous marque immédiatement à Nantes : c’est LA ville des ronds-points. Incroyable… Je n’en ai jamais vu autant au mètre carré. Pour arriver jusqu’à notre destination, on s’en tape une trentaine, au bas mot. Et là où ils sont particulièrement forts, c’est dans la série « ronds-points collés » : vous avez deux ronds-points juste l’un après l’autre, à dix mètres d’écart ! Vous pensez que j’exagère, n’est-ce pas ? Alors jetez donc un œil à la photo aérienne suivante :

09/10/09 : Vallet

Mon chéri est très patient avec moi, il faut bien que je le reconnaisse… Ce n’est pas évident de s’adapter à deux, quand ça fait presque trois semaines que j’occupe l’espace seule. J’ai pris mes petites habitudes, mon rythme… Je crois que je ne suis pas toujours très sympa ni très patiente, d’autant plus que tout ça est nouveau pour lui. Un peu stressée, la fille !
Il me semble surtout que je ne veux pas qu’on sente de différence quand il est là, qu’on ne pense pas que je m’occupe moins bien des enfants. Du coup, je ne veux pas qu’une seule chose traîne et je refuse d’avoir ne serait-ce qu’une minute de retard par rapport à d’habitude. Je crois que je ne suis pas toujours très facile à vivre ! Le midi ce sera plus ou moins pareil, mais pourquoi donc suis-je en train de me transformer en mégère ?!

08/10/09 : entre Cossé-le-Vivien et Vallet

Voilà déjà le jour du départ. Nous ne faisons école que jusqu’à 10h45 car le camion doit être libéré (donc tout rangé – descendu des étagères – attaché) à 11h30.

07/10/09 : Cossé-le-Vivien

Nous sommes mercredi, école le matin uniquement, pendant que dehors a lieu le démontage : eh oui, il faut bien partir, un jour !
L’après-midi, les enfants se désistent un par un : après l’aperçu d’hier soir, ils ne veulent plus aller voir le fameux spectacle… Je ne vais pas les forcer…
Gino trouve dommage de rester sur un mauvais a priori et décide d’y emmener quand même Hubert. Je me joins à eux.

06/10/09 : Cossé-le-Vivien (suite)

Le soir, nous allons tous ensemble voir un spectacle. Un des avantages, en festival, c’est cette possibilité que nous avons de voir gratuitement un certain nombre de choses. Parce que mine de rien, à la longue, ça ferait beaucoup !

06/10/09 : Cossé-le-Vivien

Journée culturelle : cet après-midi j’emmène les enfants au musée Robert Tatin.

05/10/09 : Cossé-le-Vivien

La matinée est un peu difficile : mon corps se rebelle et m’explique qu’il manque de sommeil en s’autorisant du rab de dodo. Et en plus : il pleut ! Remarque, vu le super temps qu’on a eu depuis le début de la tournée je ne vais pas me plaindre !

04/10/09 : Cossé-le-Vivien

La nuit a été un peu courte et le réveil sera difficile ! J’arrive tant bien que mal à être prête pour dix heures. Le concept est très sympa : c’est un « Petit-déjeuner spectacle ». Nous prenons un plateau et nous servons sur de grandes tables gargantuesques : pain, croissants, pains au lait, beurre, confiture, thé, café, chocolat, jus d’orange… Nous nous installons ensuite autour de tables de six, disposées dans une salle, un peu comme dans un cabaret. Nous sommes ici pour voir le spectacle des Flanc-tireurs, un duo comique très marrant. Il y a beaucoup de jeux de mots, c’est dommage que Gino ne soit pas venu car je crois que ça lui aurait beaucoup plu ! (Gino passe son temps à faire des jeux de mots, souvent bien tirés par les cheveux !)

03/10/09 : Cossé-le-Vivien

Voici le week-end venu, je peux souffler un peu. Je traîne tranquillement une partie de la matinée. En début d’après-midi, Carole me dit qu’elle va chez Noz avec Bernard, Hélène et Johanna. Ici les filles sont fans de Noz, dans n’importe quelle ville où on soit, elles sont capables de te dire en deux minutes où est le Noz le plus proche. Patrick, lui, est un radar à Bio-Coop. Chacun son truc ! Nous flânons dans le magasin un bon moment, on rigole bien, c’est agréable ces moments.

02/10/09 : Cossé-le-Vivien

Une bonne journée d’école, aujourd’hui. Je sens qu’on rentre dans un fonctionnement plus fluide, c’est agréable. J’ai aussi décidé d’intégrer davantage l’ordinateur à l’école. Déjà parce que je me suis rendu compte que les journées étaient longues et denses pour eux (pour moi aussi, remarque !).

01/10/09 : Cossé-le-Vivien

Matinée d'école pour moi, de montage pour les autres. Augustin finit d'écrire un mail pour ses copains du collège, je l'envoie dehors prendre quelques photos pour illustrer ses propos. Il prendra notamment celle-ci, que j'usurpe sans vergogne car je la trouve très belle !

30/09/09 - Cossé le Vivien

Nous voici à Cossé le Vivien, dans la Mayenne, à une vingtaine de kilomètres de Laval. Après Grenoble nous avons passé une journée et demie à Monthodon, près de Tours, chez Didier et Hélène. J'étais contente de repartir de là-bas car ce n'était pas très agréable, les enfants étaient très difficiles à mettre au travail, en particulier Augustin et Léon. Peut-être parce qu'ils étaient chez eux. J'en ai profité pour aller au collège d'Augustin et rencontrer quelques uns de ses profs, ce que j'ai bien apprécié.

28/09/09 - Échirolles

C'est déjà le jour du départ. Refaire à nouveau les mêmes gestes, avec un peu moins d'appréhension cette fois puisque ce n'est plus la première. Je me suis levée trop tard, j'attache tout un peu à l'arrache, un tiroir rempli de feutres tombera pendant le voyage mais j'ai assuré le principal (frigo, four, radiateur et imprimante). Mon camion quitte la place dans la pâleur pastel du petit matin. Derrière, on peut voir le sympathique paysage que j'avais sous les yeux au réveil.

27/09/09 - Échirolles

Je suis réveillée par Bernard qui s'excite et râle, juste à côté du camion. "Ouais ben y'en a qui bossent!" dit-il à je ne sais qui. Dehors ils commencent à démonter le chapiteau. C'est impressionnant à regarder. Lorsque je sors le chapiteau a déjà été "déshabillé" en grande partie.

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