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C'est tout un art, de vivre un art...

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C'est un long travail sur soi-même
De ne pas être qu'en poème,
Il faut se prendre les travers,
Leur mettre la tête à l'envers
Et leur faire avaler leur fange
Sans vouloir passer pour un ange.

C'est juste exister autrement

Le videur de la nuit (extrait d'un roman à venir)

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Devant le squat, rue des martyrs, y'avait un type un peu bizarre...Et j'ai compris quand le fakir m'a dit : 

- "un ex-videur de bar..." 

Épaules larges,  peau burinée, ce qu'on voyait sur son visage,  c'était avant tout son gros nez et son regard qui portait loin, comme s'il recherchait quelqu'un sur une ligne d'horizon, en n’vous laissant entre les mains que l’impression d’être un gros con. 

Le sirop de la rue

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Quand j'ai le sirop de la rue 
Qui se réveille dans mon sang, 
C'est tout mon cœur qui fait sa crue 
Et qui me pousse droit devant. 
Et je me fais les avenues, 
De carrefours en grands tournants, 
Je cherche toujours une issue 
Comme je le faisais enfant. 
C'est que le sirop de la rue, 
Ça vous chatouille le dedans, 
Ceux qui souvent en ont trop bu, 
Ceux-la comprendront sûrement, 
C'est que le sirop de la rue, 
C'est le remède des perdants 
Qui ont la tête dans les nues 
Quand leurs pieds vont en s'épanchant...

Les enfants d'Solo, 12/12/2013 et si on f'sait shalala ?

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Le 12 décembre, à Bobigny, ça continue... Les enfants d'Solo seront là, sur scène, pour nous chanter leurs versions des chansons de Mano, et leurs chansons à eux... Manouch K, Le fil de l'eau, Valérian Renault et Fred de Karpatt vont nous emporter, le temps d'un tour de piste, loin de l'idée que Mano n'est plus là... Allons pousser le Shalala qui fera qu'on n'est pas tous morts pour lui... Les photos du dernier spectacle en date montrent bien que des sentiments... ce n'est valable que quand ça nous unit... La preuve, l'idée des Enfants d'Solo est née dans la tête de Steeve barre et son rêve, en mobilisant les artistes de scènes aimant Mano, a pu voir le jour... Ensemble, on peut beaucoup...

J'ai finis très tard, j'commence trop tôt

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j'ai finis très tard , j'commence trop tôt
1h - 7h du coup 5 de dormi , putain ... 
Alors j'sais pas c'qui m'prend
comme une baffe dans la geule
ça m'revient en tête , a chaque bouffée de fumée 
"combien de temps combien de remords"
v'là qu'ça r'vient 
oh non pas encore cette musique 
mausades pensées 
on vit on ris on jouit 
pis PAF 
aurevoir
au coin d'la rue 

Soulevez-vous les hémisphères

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Réveillez-vous le globe, un peu,


Soulevez-vous les hémisphères,


La vérité nous saute aux yeux,


Pas moyen d'changer d'atmosphère.




Voyez moins court, levez les yeux,


Nous avons dépassé les bornes


Et le profit couvre les cieux


D'un voile qui devient la norme.




On en est là, un jour sur deux,


Le ciel est plein de nos voyages


Et pour la terre, moins de ciel bleu,


Moins de soleil pour l'paysage.




Êtes-vous sur votre planète,


Ou bien pas assez courageux


Pour simplement oser admettre


Et prendre en main les vrais enjeux ?




L'effet de serre, doucement serre,


Sur nos cous la corde, et le noeud,


Et nous on laisse tout se faire,


On participe même au jeu,




Alors c'est sûr, vaut mieux en rire,


Quand on s'étouffe à petits feux,


Mais moi j'vais pas manquer de dire


Qu'ça va chauffer pour vos morveux....




Quand-même... vous ne manquez pas d'air..


Faut laisser l'ciel aux amoureux,


Là ça sent l'gaz, et c'qui est clair,


C'est qu'on y gagne très très peu.




Soulevez-vous le globe un peu !


Réfléchissez une seconde,


La décroissance ça vaut mieux


Que l'asphyxie de tout un monde... 

Reportage littéraire des correspondances de Manosque du vendredi 27 septembre

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La voiture file, l'autoroute tire une
ligne.

Nous arrivons longuement, la
correspondance n'est pas simple.

Nous arrivons infiniment, une brume
s'occupe des arbres et des monts alentours.

Nous avons raté la sortie vers
Manosque, sans doute mal indiquée où nous trop distraits.

Palace...

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C'est un pari bien classe...
Illustrer un palace...
Des mots pour des photos,
Des photos pour des mots...
Ludivine et Slimane,
Et Paris qui ricane...
Et Mano pour le son,
En avant la chanson...
Et bravo l'ami !



Mouton qui détonne...

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Je
suis peut être un mouton mais ni noir ni blanc mais bien
multicolore, psychédélique, plantureux et avec des dents d' aciers
aiguisé de morsures, une cervelle d'aigle royal aux circuits
accidentés et un sens rusé comme un renard alpin, j'ai des yeux
vifs de myope caverneux creusant toujours dans la nuit la tombe
réconfortante.

Les jours de rentrée....

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Quand venait la fin des grandes vacances,
C'était un poignard planté dans l'errance
Et la liberté toujours en souffrance
Que je rejoignais les bancs du silence.

Quand venait la fin des grandes vacances,
Pour moi ça volait le temps de l'enfance...
La rentrée c'était l'enfer en un sens,
Et moi je rêvais d'autres transhumances.

Quand venait la fin des grandes vacances,
Moi je me cherchais, c'est fou quand j'y pense,
Le moyen de me sortir de la danse...
D'échapper aux lois qui disent qu'en France,
Chaque enfant a droit à la même chance.
Les jours de rentrée, allant à potence...
J'voulais m'évader du droit à la chance...

attends

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mon amour attends
je veux te dire quelque chose
et même s'il est tard ce soir
ça prendra pas beaucoup de temps


j'ai le trac tu sais

Une frontière, c'est quoi ? (À Malik)

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Une frontière, crois-moi,


Ça fait pas d'sentiment...


C'est le côté des lois


Qui tue vraiment des gens.


Une frontière, tu vois,


Ça met le monde en camps,


Ça s'appuie sur le droit


Pour séparer les gens.


Une frontière, c'est quoi


Sinon un trait d'union ?


Va comprendre pourquoi


Ils en font un bastion...


Une frontière, c'est froid


Comme un gouffre à pognon,


Oui ça tue de sang froid


Ceux qu'ça laisse marron.


Une frontière, crois-moi,


C'est dans la peur du temps,


C'est des taxes pour toi,


Et pour eux c'est l'argent.


Une frontière, c'est ça,


Que ce soit noir ou blanc,


C'est rien qu'un feu de bois


Attisé par du vent.

Quête d'ailleurs

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A
l'intérieur d'un château viennent des douceurs, des chants, des
palabres et la musique de troubadours, enveloppée de la massive
force des pierres, les gens changent et respirent neuf.

Visions d'arbres

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La
vie me montre du salissant, elle déborde mes chausses, j'ai peu à
dire là-dessus.

à cet endroit

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à cet endroit du monde
à cet endroit du temps
là, si près de toi

L'errance est ma Durance

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La
mort me jette à la rue, l'opaque, l'incertaine, la pathétique de
hasards

Comme un chat de gouttières...

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Comme un chat de gouttières 
Aime faire le mur, 
J'écris des nuits entières, 
À l'ombre du futur. 

Et quand vient la lumière, 
Quand le vent frappe dur, 
Je retourne à hier 
Pour lécher mes blessures. 

Comme un chat bien trop fier, 
Je soigne mon allure, 
Mais quand vient le lumière 
Et que plus rien n'est sûr, 

Je cherche une litière 
 À ma juste mesure 
Et je rêve d'y faire 
Une vie sans ratures.

Des rêves pour sentiments

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On
peut faire beaucoup avec la haine mais ça secoue trop, ça mord du
dedans et accroît le désir de finir, c'est énervant, alors on peut
faire mieux avec l'amour, ça mousse ça fleurit bien dans les
arrière cours des terroirs.

La mer

Mal en lettres

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Touché,
pillé, torpillé, l’absence m'avait glacé, j'étais prisonnier
intérieur, mal mené du dedans, elle ne m'avait plus rien dit, un
long temps de silence, hiver de cendre sur mon cœur en arrêt,
hibernation.

Une fête égarée

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La
lune scintille autour du fond bleu soiré du ciel d'étoiles, à
l’hôtel perdu dans le rural, maison à étages, toute rouge d'un
bois d'époque, elle est sombre de cette sobre robe de ligne de
flottaison où baigne l'humanité océane.

Comme toi

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Je suis sous la pluie, il fait froid aussi, je m'approche du pré.

 Que font mes chevaux de printemps, que se racontent-ils
 parait qu'on dispose de temps, vers avril mai

personne ne se bagarre avec les selles et les brideries à savonner
jachère cavalière
les écuries sont propres
mais vidées de leur vie
personne n'y mange ni ne s'y douche
pas de claquement de langue

Au levé

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J'avais
un pied dans la tombe et l'autre me faisait mal, autant dire que je
n'allais pas fort, je n'allais même pas du tout pour tout vous dire,
le moral mal fagoté me fixait dans des contrées d'ombres.

l'éternel ressac du temps

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 il y a cette impression étrange
 de nouveaux horizons
 quand on revisite le monde
 d'avec d'autres voyages
 un autre regard

 avec le rythme lancinant
 de la découverte
 quand petit à petit
 se dessine un paysage
 quand petit à petit
 se redessine le monde

 comme une ligne mélodique
 que l'on redécouvre
 à chaque écoute
 comme un visage
 que l'on mange des yeux
 un corps que l'on explore

 encore et encore

A la table du temps qui passe....

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C'est jour de soupe à la grimace
À la table du temps qui passe
Où l'on avale de travers 
D'être un jour bouffés par des vers...

Venez nombreux et prenez place,
Chacun pourra laisser sa trace
En se mangeant tous ses revers
Depuis l'entrée jusqu'au dessert.

Ne prenez pas de carapace,
Ça pèse lourd avec la glace
Et ça empêche qu'on digère
Un reste du repas d'hier.

Ici venez dans votre crasse
Et sans y mettre aucune classe,
Ceux qui ont la tête à l'envers
Sont des clients prioritaires.

La poésie n'est rien

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La poésie n'est rien
Qu'une voie intérieure,
Et elle se fout bien
D'avoir mille lecteurs.

La poésie n'est rien
Qu'une chanson qui pleure
Au milieu du grand rien
Qui fait les beaux-parleurs.

La poésie retient
Et délivre les heures,
Elle est ce va et vient
Qui prend tout à hauteur
Et qui n'attend plus rien
Qu'un mot sorti du coeur
Pour cracher des demains
À ses propres couleurs.

La poésie n'est rien
Qu'une question d'odeur,
Celles qu'ont tous les chiens,
Celles qu'ont les voleurs
Lui vont tout aussi bien
Que n'importe quel leurre.

La poésie n'est rien
Qu'un voyage intérieur.

On s'en trace un chemin
Sur la ligne du coeur
Au milieu d'un jardin
Où les mots sont en fleurs,

La poésie n'est rien,
Si ce n'est le moteur
Qui entraîne la faim
Sur la voie du meilleur.

ouverture chamane

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J'ai
su du ciel le firmament dément et de la route la traversée limpide,
à quelques lieux d'ici flambe un cortège de vies chaudes.


une clairière claire comme un matin frais, et un soleil insolite de
bienfait dans la lumière qui donne. J'ai senti de la terre la fière
tanière.

d' où vient ce vent

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d'où vient le vent

qui nous emporte

quel être


qu'ai-je appris

aujourd'hui

qu'ai-je donné

et à qui

qu'ai-je décrypté

du mystère


Et si ça tourne à l'inconscience

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Si je ramène trop ma science
Et que ça tourne à l'inconscience,
C'est que je dois suivre l'écho
De la voix qui porte mes mots.
J'ai trop bu l'eau de mon silence,
Trop navigué sur une absence,
Je ne trouve plus le repos
Que lorsque l'encre coule à flot.
Et quand un sentiment me tanse,
Quand il reste sur la défense,
Désormais je prends mon stylo
Pour l'inviter à parler haut,
Qu'il dise tout ce qu'il en pense
Et puis qu'il cède à l'exigence
En ne résistant plus aux mots
D'amour qui pèse sur son dos. 
 

Il est venu me voir...

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...dans mon rêve, là près de moi, je l'ai senti, lui ai parlé, et j'ai pleuré. Je ne sais pas ce qui me submerge le plus, la peine ou la joie. Il me manque tant.

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