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Des rêves pour sentiments

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On
peut faire beaucoup avec la haine mais ça secoue trop, ça mord du
dedans et accroît le désir de finir, c'est énervant, alors on peut
faire mieux avec l'amour, ça mousse ça fleurit bien dans les
arrière cours des terroirs.

Faut
du recul, des regards fous et tout un truc du doux et de la chance et
l'amour prend en cœur comme un ressort remonté. L'amour se
rencontre en déséquilibre.

Alors
vient le temps de se dire ce qui peut se faire.

La
parole est d'argent disent les prudents pourvu qu'elle soit
réfléchie, et le silence est d'or si le sort nous le dis car les
murmures sont des mélanges qui donnent un son de zinc. Le silence
est un cri qui ne déçoit jamais. Je pense intérieurement.

J'ai
dans la vue, ce qui fait le quotidien :

La
cafetière embaume la cuisine dans un fond de gargouillis. Des fleurs
dans le salon dressent un bouquet dans le vase posé sur un meuble
quelconque qui prend corps à l'entrée et fais du frais d'une courte
végétation.

J'ai
suivi un document sur la nature

il
m'apprend, il me dit ce que font les loups :Les loups savent
hurler pour savourer un moment, ils aiment faire ça au pied des
arbres où la mousse donne le nord.

Une
fois vue ça, je vais m'étendre comme une mousse tendre, je me pose
dans la chambre jaune pleut la poussière qui dessine dans l'air la
pacotille des visions. Je m'y repose en forme de mort.

« Chinoiseries »
disent les vieux singes qui font signes pour foisonner dans le temps
qui vient. Je les laisse dans leur vitalité inquiète. C'est des
chimères solides.

La
légende dit vrai quand on sait la dire sans faire des mots qui
croquent mou.

Alchimique
est la vie, l'esprit se trémousse en nous comme un insecte
transfiguré.

Dans
le grimoire on trouve la recette secrète pour lire les paroles
perdus, j'y fais des mémoires, par une sorte de rêve où le ciel de
sensation s'ouvre, planètes et gens défilent dans la vie vive
étonnante.

La
lumière clique la réverbération. J'ai vu le monde dans une
tournure intérieure.

Le
ciel là-bas est le même sens qu'ici, le lien est flagrant.

La
route me dit dans le silence, le cotillon de la vitalité douce, les
couleurs ont des effets, des vibrations qui font le son des
ritournelles, des traversées de tête.

Ça
déploie des ailes de voir cela dans le contour cinétique d'un réel
neuf.

Éternité
c'est cela la destinée d'une cité.

Chacun
a en soi une couverture soyeuse qui s'ouvre sur la beauté de
l'esprit qui se vit, le monde nous fait de nous des découvreurs
d'univers. Nos yeux ont des corps multiples, nous sommes explorateurs
entiers dans le tournoiement. Dansons nos actes.