
Il y a une fenêtre qui part de mes pieds et qui se colle au plafond
A l'étage, de la grande maison
On fait glisser la vitre, et là, sans rebord ni rambarde, c'est le vide
On lève la tête, on se penche un peu et maintenant l'air nous envahit, flottant, ondulant dans le circuit du vent. Si on ferme les yeux la sensation est plus douce qu'une caresse, ça frole à peine
Un frisson de plume
J' attends ici, dans le recul de cette chambre, que quelque chose vienne m'interrompre
Ne serait-ce qu'un bruit, une porte qui se referme par exemple
Mais rien
Pour les oiseaux, ça ne compte pas, eux, ça ne s'appelle pas du bruit. Ils font plutôt partie intégrante des caresses plus douces que les caresses.
J'adore les oiseaux
Qui se lancent à grande vitesse
Dans des prouesses
Pirouettes et jamais le vertige
Grâce et délicatesse
Et beauté
Ils chantent bien en plus
Je suis au bord de la fenêtre, à un centimètre du vide. Un moment, hors du temps, combien de minutes se sont écoulées? peut être pas tant que ça
Mais la liberté de l'instant
Est si grande
la vie m'a rendu au centuple la liberté qu'un jour un homme avait pensé me prendre. On n'enferme pas les femmes dans leur cuisine, on ne contrôle pas l'autre
En lui faisant peur
J'ouvre les yeux, et devant moi Grâce et Violette croquent une herbe verte
Une émotion
Devant cette tranquilité
Enfin trouvée
Qui dois-je remercier, dites le moi, à qui dire merci, à Dieu c'est ça
Car la dimension est céleste, je vous l'assure, je n'ai pas repris cette liberté à la seule force de mes bras. C'est loin la normandie
Et les cris
Et les claques aussi
Mes orteils semblent s'agripper sur l'angle de la pierre fraîche du mur. Devant ce spectacle aussi simple, me reviennent les moments doux de mon enfance, j'ai eu une enfance de rêve, on ne m'a rien volé du tout dans mon enfance.
Grâce
je te vois tu sais
Tu es si belle
Attends
Je descends
J'arrive
Commentaires
les mondes parallèles
sam, 07/07/2012 - 02:32 — mixje me réfugie dans la solitude
quand tout va bien
au moins une route
ouverte
et j'oublie l'ancien monde
l'abjection de la réalité
je rêve au présent
à l'instant qui s'écoule
et je pars
vers ceux que j'aime
et la priorité aux oiseaux
mix
Grrrrr!!!!!!
sam, 07/07/2012 - 17:38 — kathleenQue les stops se grillent, passons
Attends.. ralentir pour laisser passer ceux de droite, c'est pêcher
Les feux quoi? Rouge.. pas compris
Mais les oiseaux putain Michel.. Priorité aux oiseaux!!
kathleen
Alors ?
sam, 07/07/2012 - 16:47 — FoxAlors les douleurs, quand elles sont soignées, ne s'additionnent plus... Elles sont le terreau où le futur se libère d'un mauvais imparfait. Elles sont les fenêtres par où le passé sort du présent... Joli temps derrière tes carreaux, jolie clarté, vraiment. ps : J'espère que Grâce va mieux...
Cinéma
sam, 07/07/2012 - 17:34 — kathleenGrâce grognon patapouf ne voulait pas changer de maison; C'était bien les grands prés avec les clôtures qu'on saute. C'était cool la glandouille sous les arbres
Et les copains
Mangeurs de foin
Madame a fait la gueule, si si
Alors je l'ai laissé tranquille, elle a ronchonné un peu, je ne l'ai pas vu de deux trois jours. A croire qu'elle me regardait partir pour venir boire
Ce cinéma
Tous les jours qui ont suivi, je suis venue bricoler pas trop loin d'elle
Et puis un matin, elle m'a appellé
kathleen
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