Devant si peu de gens comment veux-tu que le monde change ?
J'en ai vu de si froid que je les croyais morts. Ils ont bougés, effroyable ! Je ne peux te dire ce que je
pense ! Je fuis cet ensemble, ce cloaque collant, persistant. As-tu vu ces faciès satisfaits de violences légales et bien pensantes, moi dés leurs visages tournés j'étais sur l'autoroute des doutes à me flanquer la trousse, celle qui te propulse sur les solitudes monumentales, fières et pierreuses. Et j'ai goûté avec délice à cet exil, volontaire et indispensable. Et j'ai crié de silence tout ce qui te tient debout dans une mauvaise impression, la morsure du dedans, tout démoli, j'ai maigri dans l'oubli des rêves tendres.
Des cauchemars burlesques m'attendent au tournant du retour comme des anges impitoyables déblanchis, désailés et farceurs redoutables, j'en ai goûté des bien finis. Te dire ce n'est rien sauf si tu me frère. Je quête la douceur des respectueux et des découvreurs des merveilles. Je me chauffe sous tes yeux curieux. Je finirai d'apaiser mes ressentiments dans la disgrâce, je me tromperai pour me croire invincible alors que vaincu je suis mais voilà je remue.
Les blessures me conduisent dehors ou brillent des regards conciliants
J'ai tant cru pourrir qu'il me faut foule pour renaître. Des paroles m'ont fait homme dans la tempête du néant. J'ai fondu d'intérêt pour les arts. Ils m'ont déterré de la substance abîmante. Je bats mieux la campagne où roucoulent des chanteurs.
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