
Si l’amour était une maladie alors pour toi j’irais à l’agonie
Aux urgences pour tenter de me sauver en tombant dans la folie.
Oublier ton nom serait comme d’anéantir l’océan de la galaxie
Aux milliers d’étoiles accrochées pour avoir l’envie d’être en vie.
Je suis dépendant à cette alcoolémie pour mettre fin à la mélancolie
Plutôt que de m’étouffer de solitude en remettant la faute sur autrui.
Ce soir serpente le long des murs de ma baraque des cordes
Me rappelant la tristesse du peu de temps que tu m’accordes.
Te voir t’en aller, avec mes rêves venimeux, plantera ma discorde.
J’ai passé tant d’années à t’attendre que te perdre serait m’éteindre,
La lumière dans mes yeux est la chaleur de l’amour venant peindre
Des fleurs pour donner un brin de bonheur à mon existence en friche
Comme si les roses étaient, pour m’éblouir, avec ton sourire de mèche.
Sur le marché des nouveau-nés en matière d’amour j’ai tout à apprendre
Mais arriver à ton niveau d’exigence fait au final que tu devras m’attendre.
Ce soir serpente le long des murs de ma baraque des cordes
Me rappelant la tristesse du peu de temps que tu m’accordes.
Te voir t’en aller, avec mes rêves sporadiques, plantera ma discorde.
Je suis propriété de l’univers et mon destin pourtant t’appartient
Dès que mon corps bouillant délicatement est calé, entre tes mains
Salées par la transpiration, faisant naitre en moi l’ultime excitation
Nécessaire pour répondre présent à la moindre et frénétique pulsion
De ta part, dès que nos insultes se croisent, pour plus qu’un ne faire
En se laissant aller dans un monde où de jouissance on s’évapore.
Ce soir serpente le long des murs de ma baraque des cordes
Me rappelant la tristesse du peu de temps que tu m’accordes.
Te voir t’en aller, avec mes rêves langoureux, plantera ma discorde.
Si les vaches volantes se servaient de ton corps, comme une piste
D’atterrissage, alors tu comprendrais à quel point peut être un désastre
Le coup de fouet tu me fais quand tu poignardes à vif mes sentiments
En disant que pour calmer les fous la folie est le meilleur des calment.
Si des araignées géantes marchaient au pas dans le silence de mon crâne
Alors tu entendrais mon cœur craquer comme une feuille morte en automne.
Ce soir serpente le long des murs de ma baraque des cordes
Me rappelant la tristesse du peu de temps que tu m’accordes.
Te voir t’en aller, avec mes rêves érotiques, plantera ma discorde.
Tel un môme j’ai ouvert le Bescherelle pour conjuguer les becquerels
Se dégageant de ton corps pour te dire à quel point je t’aime au pluriel.
Même si en bon terme avec la langue je tourne en boucle en bouche
Mes mots je sais que l’un d’eux sera pluvieux de plaisir, tel une douche
En été, enlacés en s’embrassant en titubant dans les draps pour somnifère
Devenir comme si après la chaleur de l’étreinte arrivait au galop l’hiver.
Ce soir serpente le long de la toiture de ma baraque des cordes
Me rappelant la tristesse du peu de temps que tu m’accordes.
Te voir t’en aller, avec mes rêves panoramiques, sera ma discorde.
Ludovic Auboeuf, le 08/07/2011.
Commentaires
Tel un môme j’ai ouvert le
ven, 08/07/2011 - 21:00 — Dreux patrickpentrick
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