Je n'étais pas venue
Pour tenter le festin
Même si mes mains nues
Se tendaient bel et bien.
Je n'étais pas venue,
Comprenez bien ce point,
En sachant que la rue
Attendait juste au coin.
Je n'étais pas venue
Sans serrer les deux poings
Sur les déconvenues
Et sur tous les chagrins.
En fait j'étais venue
Parce que j'avais faim
Et que mes avenues
Ne menaient plus très loin.
Je n'étais pas venue
Par cent mille chemins
Mais par un bout de crue
Qui poussait mon entrain
À la porte des nues,
Au feu de quelques joints
Sur des feuilles tendues
Où j'écrivais sans fin.
Commentaires
seule
jeu, 12/01/2012 - 00:49 — mixj'aime bien tes textes
il faut les lire
et les relire
encore
comme on fait briller l'or
cette faim d'écrire
le besoin de dire
on ne serre plus le poing
de la révolte
volte demi-volte
sans lendemain
mais on serre la main
sur le crayon qui court
comme pour toujours
nos envies sont là
tu nous donnes le la
l'interminable route du désir
de dire
mix
humilité
jeu, 12/01/2012 - 20:41 — jeffPas grand chose à te dire; simplement bravo ! c'est magnifique.
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