Les braillements, ça résonne comme des
cris de guerre.
La nuit je m'enfuis de tout ça,
histoire de faire des miracles.
Les chiens coursent le vent et vont
comme des ballons se bolident.
La pluie rit et les tuiles glissent, je
marche dans la vase, la marée est partie, les oiseaux tournent au
loin comme des drapeaux arrachés.
Le ciel me regarde comme un piéton
attardé qui cherche une âme à qui parler.
Il est beau d'être haut, traversé de
nuages et de comètes comme un périphérique stellaire.
Je prend froid soudain, c'est ma
solitude qui me mord au visage et m'empourpre.
Les chiens me suivent comme un repère
visible solide dans la platitude du paysage.
J'avance et m'enfonce avec vaillance,
la boue me gagne comme un confort nouveau.
Le monde est si dur d'intentions, que
faire avec ?
J'aimerai décroître pour vivre
ailleurs.
Tu me suis ?
Je vais m'aplanir pour vibrer d'une
taille de fourmi.
Je flotterai sur un bout d'un sac
plastique bleu.
Mais l'air marin ça me va et me
balance des flots de bonheurs natures qui disent le bienfait des
tempêtes même si ça crève en pleine mer les hommes qui veulent du
poisson pour remplir leur vie d'un destin et à défaut d’arêtes
ils coincent leur respirations dans des vagues salines qui leur
piquent leur vie mal foutue.
Ils ont des récits de récifs et des
obstinations de buveurs.
Alors les poissons les dévorent.
Je me perds et j'oublie ma vie
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