Des cavaliers en masse dans un ordre de
poussière et de cavalcade débouchent d'un chemin tourmenté. Le
paysage est vaste, longiligne de montagne et morne de tons gris que
le ciel semble prendre en modèle de couleur.
Tout est long à se mettre au calme et
l'air se dissipe peu à peu de cette arrivée fanfare.
Le village assez grand se rassemble sur
une colline surplombant un torrent virevoltant.
Des maisons en nombre ni hautes, ni
grandes constituent ce lieu.
C'est un pays ancien, plein de respect
pour les mille choses de la nature et cela engendre des croyances.
Et entre les guerres, toujours
coupantes, la paix se fait d'offrandes et d'échanges.
Le monde a des prières en bouche. La
vie est rude et claire.
Chacun s'affaire dans une tranquillité
d'habitude, dans un rassemblement d'efforts, cela est beau mais aussi
imbécile.
La sagesse d'ici est trop solitaire.
Ainsi va ce qui tourne.
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