Jaune et mauve le ciel recueille la
poussée des lumières qu'un soleil ajouré jette dans les blancs
nuages assoupis .
Verte et bleu, en bas la mer scintille
doucement les vaguelettes que la plage vide accueille en rouleaux
dépliés ouvrant des pollens d'écumes dans le son de l'eau qui se
couche sur le sable.
Rose et grise la fermette gagnée dans
une kermesse se dresse miniature dans un jardin ou les enfants l'ont
laissée avec des vaches en plastique qui prennent l'air, toutes
noires de fantaisies, jouets libérés qui percutent le monde vrai
qui vit sa saison.
Ocre et brique un mur solide
d'amertumes et de limites dessine une rancœur grillagée avec
l'assentiment de villageois stupides qui fleurent l'âcre
sournoiserie des gens emportés et furieux qui se sentent les rois du
coin.
Blancs et becs des oiseaux libres de
cris et d'envols sont des totems engageant pour chercher la chair du
bonheur dans le paradis des rêves.
Montagneuses et étoilées, les mondes
d'ailleurs se visitent d'une magie de mots et d'une profondeur
d'espoirs dans la conscience dégagée des bazars d'ici.
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