La nuit tout se déploie sous le sunlight du mystère, le réconfort des
grottes. Deux jours de nuits me ferait un ciel tendre. La bifurcation la
nuit est un challenge. La lumière en déclin est belle. Les murs sont
autres, leur ombre puissante est ouverte. Ce sont des canaux
d'invitations. Dans la tête se répète l’éphémère profit du jour. Un
visage vu change la face des perceptions. Le noir est une eau
bienveillante où flotte ma déconfiture du monde dans une beauté d'être
réconciliante. Le monde me défait comme
il troue tout le monde. Déserte d'organisation, libre de ma direction la
nuit est un flot d'aspects. La nuit pousse sa flemme aussi douce qu'une
femme songeuse, un homme assoupi d'extases mélancoliques. La nuit étire
sa façon dans un état second. La nuit me va dans le destin qui me
vient. Je peux essayer la solitude des confusions. Des poteaux
m'escortent jetant leur fil haut. J'avance comme une jetée prés de la
mer. Les lampadaires ont l'air de pauvres choses inusitées allumées par
mégardes. Ils sont solides comme des princes étrangers accoutumés à leur
fonction pourpre. Les murs sont les rois dans leur contours. C'est eux
qui captent les limites et les devinettes. La nuit tout à l'air au bord
du gouffre avec un naturel tellement présent. Le ciel n'est pas visible,
tout se fait sur terre. Le vide n'est pas ce que croit le jour. La nuit
tout stimule la face idiote des sentiments libérateurs. S'envoler dans
cette nuit ou la pesanteur perd semble plus que probable.
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