Tourner la page sur le carnage, passer le tour sur le futur, figurer sa présence dans le néant, le jeu est une belle quiétude à savourer avant la nuit. La mer balance sa mélopée. Je suis dans les branches de la race. Je suis une fleur éclose de cette tourbe. Ressentir donne de la vie. La vie est une crevasse curieuse.Je suis sur l'île où le vent semble une âme heureuse. La mer brille de la conscience du soleil. Ma bouche sèche a l'odeur des romarins. Les cailloux irréguliers blancs prennent la lumière. Ils tapent sur ma tête leur tranquille réverbération. Des plantes tenaces couvrent la surface de l'île. Je regarde le bas de la crique. Son eau sombre des mystères du fond est une sorte d'étonnement dans toute la lumière du jour. J'attend de la lune qu'elle me prenne en imagination. Le ciel bleu est large dans une grandeur infinie pour ma vue. Des voiliers à moteur font des tours. La mer baigne l'atmosphère. Les oiseaux sont chez eux. Je tourne sur ce monde toujours vif.
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