La foule va venir, c'est une belle chose, un peu folle toujours en nombre et qui hoquète des pensées si simples. La foule aime la fête, le trouble et la fumée. La pluie ne sera pas là. La musique est bonne pour faire dans la foule du bien. La foule crie, respire, chante et blêmit mais surtout elle communie dans le brouhaha des convenances flottantes. La floraison des foules est pour le lendemain des printemps. La foule bouge.La foule file , la foule s'effraie. La foule est une fièvre. Elle se meut dans la peur. Son cerveau est là dans l'air et capte les saoules orientations des chimériques dirigeants. La foule suit des signes que le sang bat d'un son de coeur. Le rythme mesure une incandescence des sens. La foule court, s'agite et se perd dans la confusion des rassemblements. La foule ne peut parler, elle ne sait pas articuler, la foule transpire ses intentions dans des directions prises. La foule est sous influence d'agacements de tribuns. La foule roule ses sentiments puissants de colères montantes. La foule est une métamorphose des choses inanimées qui pulsent dans le bastion des vivants. La foule déboule à trois pas de tout.
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