D'un ciel plein, je vois la solitude d'un pylone de béton gris ciment, il porte des câbles noirs. Des herbes s'affolent sur les bords des routes. Des branches montent à l'assaut du mat artificiel. Des platanes jettent leur feuilles désuettes. Des virages allongent le voyage. Des fleurs mauves poussent dans la prairie, en contrebas. Des traces d'avions dessinent du blanc dans l'azur étiré et font du bruit parfois quand des pilotes militaires tonnent de leur réacteur et lancent leur engins déchirant, triangles volants portés par le vent.
Sur des chemins empruntés sortent des genêts et des cailloux calcaires, des tilleuls abîmés parsément l'allée montagneuse et poussent en dehors des champignons aux formes et couleurs militantes, des tons déclinants, des camouflés et des attires oeil. Des vélos crissent, des piétons bavardent et le silence se fait par quart d'heure. Des touristes en couple, bon enfant et gracieux passent devant la fontaine ou la mousse flotte verte d'abondance. Tout monte dans un souffle. Au-dessus un château en ruine signe sa présence. Un reste de feu, une longue chaîne indique la nouvelle vie. Le reste du rêve d'ancienneté pour croire à l'avant et se jouer d'images. La vue est prenante sur le grand village de la vallée ou coule un torrent glaçant. Une brume méthodique plane pour perdre au monde ce lieu. Des escargots sortent pour naviguer dans l'eau neuve. Des chiens se croisent.
Commentaires
stop arrêtes ..... ça craint
ven, 23/10/2009 - 00:36 — jeffHeureusement que non !
ven, 23/10/2009 - 17:35 — Vincent LAUGIERCoucou !
ven, 23/10/2009 - 18:42 — Michel BOURGOISDommage !
sam, 24/10/2009 - 14:05 — Michel BOURGOISPages