.../...Et alors on dit les choses
On les dit un peu fort
Crier d'autres mots que la peur
Réalise
Réveille toi
N'importe quoi
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Elle était là le dos appuyé après le mur froid et ruisselant des dernières averses de la nuit, Après avoir donné le plaisir ultime à un quelconque porc sans scrupule.
marie-thérèse
soixante-dix ans
et neuf mois d'âge mental
détresse respi
et douleur dite
par l'entourage
elle la grimace
chacun la sienne
trente ans dans dans une cave
et son frère et sa soeur
qui la découvrent
qui découvrent leur soeur
la cave
dans une cage
à la mort des parents
un lit à barreaux
un biberon
elle est comme un enfant sans âge
Juste un petit poème,
Qui se voudrait chanson,
Juste quelques phonèmes
Posés sans prétentions.
Juste un petit poème
Qui chante sur six pieds
Quand le ciel est tout blême
À la fin de l'été.
Juste une ritournelle,
Un mot et puis un mot,
quand les mots s'éteignent
comme l'esprit se vide
quand la fatigue est là
avec ses heures pleines
de travail, de partage
d'efforts tant acceptés
quand le monde se rétrécit
aux fenêtres électriques
soudain tout seul
je me demande
soudain si vite
je me détache
avant que de sombrer
soudain demain si loin
soudain je doute
Créanciers, débiteurs,
Comptes à découvert,
Arrêter le compteur
Et tant pis pour l'hiver...
Et quand l'été revient
Vérifier ses débits,
Ne pas aller plus loin
Que la ligne crédit.
Encaisser virements,
Retraits et assurances,
S'acquitter des paiements
Pour rester dans la danse,
Tous les papiers de banque,
Poésie d'aujourd'hui,
Marchent comme des tanks
Implacables, sans vies.
Il ne reste pour ceux
Que l'horizon chatouille,
Qu'à refermer les yeux
Sur la grande magouille;
Oublier relevés
Ou autres échéances
Pour se mettre à rêver,
Et retenter la chance...
Sur le banc des Nations,
Chacun dans sa culotte,
On regarde au lorgnon
Ses oignons qui mijotent.
Quand on lève le nez,
Au-dessus du binocle,
Le monde a tant tourné
Que vacille le socle.
Alors les yeux baissés
On retourne à ses comptes,
Et monte l’anxiété
Autour du taux d’escompte,
Sur le banc des Nations,
La crise y est passée,
On n’y fait attention
Qu’à sa pauvre monnaie…
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à l'aube du nouveau monde
je cours vers les étoiles
tout doucement
à la mesure de la vitesse
je cours
tout doucement
et vers demain
et le lointain
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