ce moment du rêve
déchaussement
irréalité
une histoire mécanique
et ce moment de lâcher le soi
s'abandonner
les vagues du réel se jettent
les unes sur les autres
ce moment du rêve
déchaussement
irréalité
une histoire mécanique
et ce moment de lâcher le soi
s'abandonner
les vagues du réel se jettent
les unes sur les autres
à l'ombre
et cette lumière chaude qui te baigne
moment tranquille
comme un instant attendu
le parfum de l'air
les bruits de la rue
l'énergie tranquille
du moment qui passe
un moment de fin de semaine
l'après-midi qui se termine
Pour Léo
Assis au bord d'un lac,
Un enfant libellule,
farfouille dans son sac
où ses rêves pullulent.
Il prend sa canne à pêche,
n'y met pas d'hameçon,
Léo est né revêche
à toutes les leçons.
Il a au bord des yeux
un monde fait de dunes,
de châteaux merveillleux
accrochés à la lune.
Voici un an déjà
Qu'il a pris ce repère
pour y vivre tout bas
au rythme des Chimères.
Du haut de ses dix ans
Léo sait tant de chose
que déjà dans son chant
quelque chose s'oppose.
À l'école un copain
l'a nommé libellule
mais Léo s'en fout bien :
il joue de la virgule.
Dans son cahier bleu
il met des mots, de l'encre,
et il s'évade un peu,
et il relève l'ancre.
Sur de grands voiliers
il parcourt cette terre
où presque fous à lier
les hommes manquent d'air.
Léo sent bien tout ça,
à rêver, à écrire,
il sent bien que tout va
commencer à mourir
mais il est si petit...
peut-il vraiment nous dire
que l'on se noie ici
à force de subir ?
Quand les autres enfants
sont maintenus en classe,
Léo reste et entend
palpiter tout l'espace.
Il aura, Liberté,
Goûté ta voix lactée
à l'âge des colliers
Serrés sur la trachée.
Souviens-toi mon ami
Tu disais que poète
C'est un peu comme un cri
Qu'on pousse quand tout pète,
C'est un peu une vie
Tirée à l'arbalète,
Un grand bout d'infini
Beau comme une comète.
Souviens-toi mon ami
Tu disais que poète
Y'a rien de plus joli
Quand on est né esthète,
Et que même la nuit
Ça brille dans la tête
Et que ça fait du bruit
Aux allures de fêtes.
Souviens-toi mon ami
La rime de casquette
Qu'on alignait trop cuits
Par nos heures défaites,
Souviens-toi mon ami
Et s'il-te-plaît arrête
De compter tes débris ;
Tu es de reconquête !
Petite semaine que celle-ci. D'autant que je ne suis pas chez moi et coupé d'internet depuis 5 jours.
Cependant, j'ai quand même quelques petites choses à vous montrer.
Si de votre coté vous avez vu des choses qui mériteraient d'être partagées, n'hésitez pas à m'en envoyer.
Et le temps glissera sur le fil de l'absence,
Il fermera les bras sur un monde en silence ;
Attendant l'étoile qui guidera ses pas
Le temps restera là, mais nous n'y serons pas.
Car sais-tu, mon amour, que le temps perd son sens
Sitôt qu'on lui oppose un peu de résistance ?
Que son venin s'altère aux portes de nos trêves
Ou qu'il tombe en poussière au contact des rêves ?
Chaque jour passera, même sur la distance,
Et la consumera comme un bâton d'encens ;
Nous marcherons devant les heures qui séparent
Et le temps coulera, sans qu'on ne s'y égare.
J'ai fait ce rêve là après quelques souffrances
Imposées par un temps qui rêvait de vengeance,
Et je t'écris ces mots pour qu'ils fassent un pont
Au-dessus des secondes qui tournent trop en rond.
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