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Le blog de sylibelle

La Nausée : Chapitre 2

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"Excuse-moi » m’a-t-il. « De quoi ? » lui demandai-je, le nez plongé dans un dessin à l’encre de chine, représentant un personnage mi-femme, mi-araignée, arborant un masque recouvert de symboles. « Pour ce matin ». « Quoi ?! Tu me demandes de t’excuser pour les croissants ou pour mon sauvetage d’une noyade sous un déluge d’eau glacée ? ». Il rit. « Non, pour la baffe ». Je le regardai avec une surprise telle que le fou rire nous prit. Effectivement, ma joue et mon oreille gardaient le souvenir cuisant du contact bref de sa main, mais mon âme n’en avait, elle, aucune rancœur. Je lâchai ma plume et vînt enserrer mes bras autour de sa taille. « Je vais passer le week-end chez moi, et comme d’hab’, je passerais voir Arthur ». « Sans problème ».

La Nausée

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Putain, les chiottes, merde, les chiottes !! Avant que je n’en mette partout !! J’ai attrapé la nana devant moi et l’ai envoyé valdinguer dans le couloir. Je l’ai entendu tambouriner sur la porte, gueuler puis s’éloigner sur ses talons au rythme de ses cuisses serrées qui n’avaient pas pu retenir le dégât des eaux. La pauvre fille au string trempé, à l'urine qui dégoulinait sur ses bas et à la jupe tâchée s’en était allée en pleurant comme une gamine, souillée par la honte. Je me suis retrouvée la gueule dans la cuvette, à éructer sous les spasmes violents de cette nausée qui ne me lâchait plus. Deux heures dans ce trou. Les genoux explosés, les mains dégueulasses de tout ce qui avait pu se trouver sur le rebord blanc. Rien. Rien n’est sorti. Pourtant, j’ai cru vomir mes tripes, ma merde et tout le reste. Deux heures. Jamais eau de chiottes n’avait été aussi salée.

Dessins suite

Dessins

Le Lieu

LA LIE

Du haut de leurs cerveaux trop fiers
Ils demandent et quémandent encore
Le long de leurs histoires pas claires
Ils regorgent et dégorgent de chair
Fantasmatiques divers de Terre

Brouiller les contours

Peintures...

Portraits

Présence

***

C’est à partir d’hier

Que je m’arrêterai de penser

A ce visage arrière

Les Néants Chaotiques - Ecriture Sensitive Onirique et Poètique

Il ne suffira pas que je m’éteigne, il faudra encore qu’ils m’affaissent, sans arme ni abysse. Il paraîtra loin le temps des âmes pures et émerveillées, tant et si peu que les heures défilent, les eaux tremblantes, larmes incessantes ne cesseront de creuser les sillons impériaux de mon cœur abîmé. Il n’est pas tant de rêves qu’il ne soit trop tard, apeurée alors, j’irai tourbillonnant parmi les algues d’aurore, du milieu de ces terres arides, impassibles et risquées. La pluie aura cessé… le silence vocifère…

***

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