Je cherchais, comme c’est curieux, un papier, une montre, un chemin, un oubli, un chien
Un papier quoi, plié en quatre, ou en huit, ou si petit qu’on le glisse entre sa peau et la chemise
Entre deux pages dans l’espoir qu’elle le lise, ou l’oublie, une bêtise
Enfin un cadran un peu plus large, ou plus souple, qui avance au rythme
Des orages, des chagrins, et nous laisse des plages sans seconde
Grande ouverture sur les vents marins et les revoilures revoilà
Voilà le chemin envahi par les eaux, les herbes et les roseaux, les roses
Un oubli, une passade, un passant, une passante, un passage
Et là tout au bout, flairant le crottin, l’herbe haute ou la charogne
Un chien qui m’aperçoit alors et frétille de la queue tout en se demandant
S’il va venir vers moi ou continuer sa quête au milieu des senteurs affolantes
Du printemps….
Je ne retiens rien, qu’il parte, et vagabonde
Je n’ai de mémoire que les ondes
Et la porte ouverte sur le jardin
Commentaires
Il est bien çuilà !
lun, 06/06/2011 - 21:00 — melPages