You are here

Le blog de Dreux patrick

What we miss

Elle

Rubriques: 

J'ai attrapé la nuit pour m'en faire un manteau

Et les pluies en écharpe j'ai arpenté la ville

Ecartant d'un sourire les oiseaux écorchés

Qui tombaient de l'église

 

Sous mes pas alourdis brisant les coquillages

J'ai senti que la mer s'ouvrait à mes naufrages

 

C'est la lune qui peine derrière le remorqueur

C'est la grue qui se dresse à l'appel de la pierre

La benne qui déverse les invendus d'hier

Et le coeur à la traîne qui remorque sa peine

 

Une danseuse sur un fil au-dessus de la ville

Une façon d'aimer ?

Rubriques: 

Sur la terrasse de fin d’été

A l’ombre bleue des peupliers

Les hommes étaient pour moi trop proches

Ecouter le vent de solitude

Et ses bourrasques d’altitude

O pouvoir caresser la roche !

 

Je vous écoute maintenant

Et vos histoires et vos romances

Vos désespoirs et vos vacances

Vos mots d’amour pour un qui ment

Rien de vous ne m’est étranger

Est-ce donc ma façon d’aimer ?

Perspective cavalière

Rubriques: 

Au pas

D'une allée cavalière

Entre les hautes futaies

D'une forêt ancienne

 

Au trot

D'une arène secrète

Qui s'ouvre dans la clairière

Inondée de soleil

 

Au galop

D'une lande qui s'incline

Jusqu'au bord de la falaise

A l'à pic des oiseaux

Au pas

Au trot

Au galop

 

Et le vieux cavalier

A l'ombre de la mort

Se souvient

De l'enfant

Qui riait, qui riait, qui riait....

Pour un défilé du 14 Juillet

Rubriques: 

Nous avons vendangé toute la nuit les orages

Et dans de noirs tonneaux enfermé les éclairs

Des enfants vigoureux tournaient, tournaient les pages

Quand d'autres s'endormaient sur le sein de leur mère

Nous avons vu défiler tous les matins d'été

Les rires, les silences, le ciel bleu et l'amour

L'oeil du nouveau-né, la main nue, la bonté

Pendant que les corbeaux picoraient dans le jour

Les cadavres posés sur le bord de la route

Dans les flashs, le soleil, et les flaques vermeilles

Je voulais te dire

Rubriques: 

Attends, attends, cela va me revenir, juste un moment, un mot...

Les déserts sont mouvants et la langue s'ensable en tirant sur la soif

Il y a du bousin dans l'air et ça boucane dans les parcelles privatives

Attends, ce n'est pas ce que je voulais dire, ce que je voulais dire...

La corbeille attardée a mangé tous les fruits, sous le regard surpris de la mariée

Et c'était quand ? C'était où? Avec qui ?

Au changement de lune, à l'heure du doute, sur la dune, avec...

Il manque un radis à l'horloge qui ne veut plus dire l'heure

La main d'or

Rubriques: 

Je l'ai vue se lever

Les mondes grondent!

Le ciel était limpide

Eclabousser la toile

De sel et de soleil...

Je l'ai vue se languir

Les terres tremblent!

Le feuillage était clair

Se poser sur l'étoile

Du jour et puis du jouir...

Je l'ai vue s'accrocher

Les océans balancent!

La brise était sereine

Rabattre la grand voile

Sur le pont du partir...

Je l'ai vue s'écarter

Les forêts frissonnent!

La bruine mouillait à peine

Arracher un doux râle

Le miroir aux alouettes

Rubriques: 

Dans le miroir aux alouettes

Il y a un château de sable

Une lanterne, une girouette

Un soleil sur la table

Pour se mirer dans le vermeil

D'un vin qui devient délectable

Elle danse dans la lumière

La flamme misérable

Qui brûle au bord du verre

Les lèvres de la fable

Ma main ouvre la porte

Aux feuilles de l'érable

Au vent des années mortes

Bousculant le retable

La grange n'a plus de paille

Plus de bête à l'étable

Les anciennes semailles

Pourrissent indiscernables

Non monsieur, non madame

Blog: 
Rubriques: 

Non monsieur, non madame, la poésie ça n'est pas joli, ça n'est pas propre non plus, ça se met pas en bouquet ou en pot, ça bibelote pas avec ou sans étagère, rien à foutre des dentelles, des dorures, des enculuminures, des angelots fessus joufflus...

L'enfant sans nom

Rubriques: 

Tu regardes le monde

Avec des yeux de fable

Tu cherches sur les tombes

Des noms impronnonçables

Juste au bord de l'abîme

Tu lances des caillous

Et tu jettes à la rime

Des paroles de fou

 

Attends

Rubriques: 

Attends, attends, cela va me revenir, juste un moment, un mot…

Les déserts sont mouvants et la langue s’ensable en tirant sur la soif

A l'arrache

Rubriques: 

A l’arrache, comme on tire sur le cœur la corde du violon

Nouant les noirs sanglots au sang de nos ancêtres

Dans la file innombrable vouée à disparaître

En chemin, en chemise, et le reste en carton

Car nous déménageons à toute heure en tout lieu

Perdant le pantalon, la mémoire, habitudes

Pour gagner chancelant le miroir hébétude

Où l’enfant se refuse à l’étreinte du vieux

Le festin des rois

revoilure

Rubriques: 

Je cherchais, comme c’est curieux, un papier, une montre,  un chemin, un oubli, un chien

Une danse un peu ivre

Un ami est mort

Rubriques: 

Dans le drapé sonore du feuillage qui tombe fracassé par la pluie

Printemps noir

Rubriques: 

Les collines en deuil ont pris le parti fou

De ranger le cercueil là tout au fond du trou

Et l’enfant de novembre revient au mois de mai

Quand la mère au cœur tendre se retire à jamais

 

Le ciel est resté sec dans le vent qui séchait

Les larmes des parents dont les yeux se perdaient

Au lointain des collines et des arbres en fleurs

Les yeux dans le potage (suite)

Rubriques: 

Reprenons…

Les yeux dans le potage

Rubriques: 

Je déteste ce mec qui dit : « je ». Toi-même, idem, tandem. Ni l’un ni l’autre, forceps, la tête. Un trône entre les dents, craché. Vous êtes combien là-dedans ? Pas compté, deux, trois, trop, pas d’accord. La tête nous joue des tours de contrôle. Je dis je. Tour de passe-passe, toujours là, ici, en face, pas de place. Les dents dans la brosse à dents, les cheveux dans le peigne, les yeux dans les lunettes, miroir, miroir, miroir. Lui casser la gueule, sa belle gueule de montre qui ne donne jamais l’heure, ou toujours la même, la sienne. Une histoire, vite une histoire, qu’on en sorte. Je ne sais pas, je a déjà tout dit. Fouille, fouille ta merde, ta mémoire, tes papiers, fouaille. Quand je n’a rien à dire, je ferme sa gueule. La gueule de qui ? On se fout de la gueule de qui ?

Le dernier train

Rubriques: 

Après le dernier train il n’y avait plus de train

Parking désert

Rubriques: 

Parking désert dans la nuit

Des gyrophares sur le périph

Des mômes qui jouent du canif

Entre les gouttes de pluie

 

Il est trop tard pour rentrer

Les halls de gare se désolent

Aéroport qui s'envole

Dans les lunettes embuées

 

J'ai perdu mon chapeau

Quelque part dans les airs

Pages

Subscribe to RSS - Le blog de Dreux patrick