Le clephte a volé la clepsydre
L’or loge dans la crypte apocryphe
Le temps dévore les pétroglyphes
Et l’eau glisse au ventre de l’hydre
Des moires de vieil or irisent
Les cénotaphes désaffectés
Par les corps parcheminés
Qui renient les églises
Au bout des mots c’est l’apocope
L’époque sur le mur au pochoir
En déshérence de territoire
Au bord de la syncope
Et si demain ne venait pas ?
Si aucune main au palimpseste
N’osait plus aucun geste
Au milieu des eaux et des gravats ?
Vocalises d’apocalypses
Au seuil des heures évanouies
Demain qui tombe dans l’oubli
Et le temps qui s’éclipse
L’eau a roulé hors de l’horloge
Pour irriguer au loin les ouches
Il est minuit au fond des couches
Il n’est plus d’heure là où l’or loge
Calembredaines de myrmidon
Qui ne voit plus au sablier
Si par bonheur le sable y est
Si le potlatch défie le don
Le coryphée erre sans chœur
Au milieu de l’amphithéâtre
Invoquant les dieux de l’âtre
Et la présence des acteurs
Dans le fatras de mes pauvres vocables
Je flaire le révolu
Le nu
L’irrévocable
C’est un monolithe
Posé
Sur la tombe d’Héraclite
Un cœlacanthe
Qui n’a jamais lu
Kant
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