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Comme on vit

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Il y a toujours un feu qui brûle dans la nuit
Et toujours une barque au lointain qui approche
Un vagabond qui erre au soleil de minuit
Et de l’eau aux fontaines et de l’eau sous la roche

Mais je sais aussi le froid qui monte des caves
Et la misère nichée sur le bord du trottoir
Les enfants d’aujourd’hui au cœur pétri de lave
Qui ne savent plus passer au travers des miroirs

Les rires fondent au printemps comme neige au soleil
Les beaux jours ont des ailes qui retombent en poussière
Je ne porterai plus mes regards en arrière
Je veux porter le feu tout au fond des sommeils

Il y a toujours un feu qui brûle dans la nuit
Et toujours une barque au lointain qui approche
Un vagabond qui erre au soleil de minuit
Des femmes aux fontaines des enfants sous la roche

Mais je connais aussi le silence qui pèse
Derrière les vitres bleues que la main n’ouvre plus
Les mots qui manquent aux lèvres dans le néant des rues
Comme manque le feu qui couve sous la braise

Les promesses du jour vous mettent le cœur en cendre
Les richesses défilent au lointain de vos mains
Je ne veux regarder que vers les lendemains
Je veux porter le feu tout au fond de décembre

Il y a toujours un feu qui brûle dans la nuit
Et toujours une barque au lointain qui approche
Un vagabond qui erre sous le soleil de minuit
Et du feu aux fontaines des braises sous la roche

Mais je sais aussi des ponts coupés dans le noir
Des routes sans retour qui mènent au bas des murs
Des convois oubliés dans un trou de mémoire
Des enfants affamés au milieu des blés mûrs

On enterre aujourd’hui d’un simple trait de plume
On condamne l’avenir derrière les barbelés
Je ne veux que chanter pour la flamme qui s’allume
Au fond des yeux brûlés à l’espoir envolé

Il y a toujours un feu qui brûle dans la nuit
Et toujours une barque au lointain qui approche
Et de l’eau aux fontaines et de l’eau sous la roche
Un vagabond qui erre au soleil de mes nuits

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