Les collines en deuil ont pris le parti fou
De ranger le cercueil là tout au fond du trou
Et l’enfant de novembre revient au mois de mai
Quand la mère au cœur tendre se retire à jamais
Le ciel est resté sec dans le vent qui séchait
Les larmes des parents dont les yeux se perdaient
Au lointain des collines et des arbres en fleurs
Lorsque la vie dessine des cernes de douleur
Dans le bleu adorable la nuit s’est invitée
Pour embrasser de noir les lèvres de l’aimée
De la sœur, de l’épouse, de la fille, de la mère
De cette enfant qui n’eut qu’une vie éphémère
Les vieux vont radotant de leur pas qui vacille
C’est toujours les plus jeunes que la mort déshabille
A l’heure de la retraite la mémoire déserte
Qui marche encore le soir sous les allées couvertes ?
La tombe pour toujours ouverte sous le ciel
La rose que l’on jette pour dire adieu la belle
Comme le cœur est lourd à quitter le cimetière
A laisser le cercueil auprès du tas de terre
Le printemps privé d’eau a couvert son visage
D’une dentelle grise voilant le paysage
L’enfant d’hier n’entend plus les cailloux
Que l’eau de la rivière mêlait au sable doux
Aujourd’hui c’est l’enfant orphelin de sa mère
Qui ouvre ses grands yeux au-devant des lumières
Il faut lui parler d’elle de son rire de sa voix
A l’heure où privé d’elle le père reste sans voix
A mots perdus à corps perdu mais éperdu
Parler encore l’amour lorsque l’amour s’est tu
En réponds en accord dans le jour qui déborde
Pour l’enfant qui attend une main qui le borde
La vie s’est arrêtée et les fleurs sont coupées
Au bord du temps assis le passant fatigué
Ne comprend pas la mort qui frappe la jeunesse
Faisant cadeau aux vieux d’ennui et de détresse
Commentaires
Patrick,je me suis
mar, 10/05/2011 - 20:22 — JiaimeJiaime
Merci, très touché
mer, 11/05/2011 - 20:00 — Dreux patrickpentrick
Très touchée par votre texte.
ven, 13/05/2011 - 13:45 — AsylysPages