Les yeux guettant le ciel rendu à son désert
D’étoiles singulières au milieu des latences
Le passant raboté, expulsé des naissances
Cherche la clé des champs, des songes et des rivières
La querelle du temps immobile en son trouble
Passe très loin du lui, comme un navire ancien
Habité de fantômes et de vieux musiciens
Voguant sans accoster aux rivages qu’il double
La patience est amère, l’espérance saumâtre
Le sel ronge la pierre au plus profond de l’âtre
Les yeux ont disparu à force de guetter
Les mouvements de pendu au bout de l’arbre mort
Planté on ne sait quand au milieu du décor
Quoi ! Ce n’est plus le printemps ! Et c’est déjà l’été ?
La passerelle des vents attachée aux girouettes
Se refuse au passant aux semelles de plomb
Qui reste là perdu les pieds dans la saison
A écouter encore le chant de l’alouette
L’amour est un écho, la mémoire un éclat
La nuit perle au miroir derrière les yeux du chat
Les yeux gardant l’image du toujours disparu
Le chant à jamais dans le berceau des eaux
L’enfant natté de joncs et de frêles roseaux
Passant du caniveau au soleil de la rue
La caravelle du temps battant pavillon bleu
Au milieu des cyclones et des arbres brisés
Orchestre des silences et de blanches portées
Loin des femmes enjouées et des hommes furieux
La guerre écrite au rouge, la paix en zone grise
L’écriteau illisible au jardin des méprises
Voulez vous que je vous dise ce que je ne sais dire
Au moins tendez la lèvre pour goûter les cerises
Demain sur le départ guettant la moindre brise
Il est déjà trop tard pour quitter le navire
Un aveugle un enfant pour toute compagnie
L’un chante au vent qui berce, l’autre guette l’aurore
La cale est confortable pour accueillir les corps
Des rêveurs de la nuit cherchant encore la vie
Le temps est un oubli qui déchire l’espace
Pour en faire des images à coller dans l’impasse
Commentaires
Dans la cale
mer, 25/05/2011 - 19:45 — JiaimeJiaime
Bienvenue
mer, 25/05/2011 - 21:14 — Dreux patrickpentrick
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