Dans le drapé sonore du feuillage qui tombe fracassé par la pluie
Le massacre d’oiseaux gicle noir dans nos yeux endormis
C’est l’oubli
Qui s’accroche à la vie
En écorchant les mots de la fosse commune
C’est l’ami
Qui s’écroule sur la table
En écrasant son front comme sur une enclume
Dans le noir les berceaux permutent les yeux calmes
Ma main dans les eaux froides cherche en vain une rame
C’est la vie
Qui s’accroche à l’oubli
En échappant les flots de la faute commune
C’est l’ami
A la fin de la fable
Qui laisse tomber à terre une manière de plume
Dans le débord des jours quotidiens à jamais séparés de la nuit
La craie de nos histoires pulvérise les poussières d’ennui
C’est l’oubli
Qui décroche le prix
Emportant le grelot
Le râle et le sanglot
Commentaires
Ta Trace...
ven, 27/05/2011 - 22:49 — JiaimeJiaime
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