D’abord ôter le verre pour approcher la flamme
De ce coin de mystère où se jouent tant de drames
Est-ce la bouche ouverte où la main là inerte ?
Pourquoi tant de richesses ouvrant sur tant de perte ?
Les mots, les mots se cabrent devant la porte ouverte
Le cœur bat la campagne, quoi ! Il n’y a plus de quête ?
Heureusement il y a le visage des femmes
Qui pleurent en partageant la grâce de leurs larmes.
Nos danses prénuptiales et nos amours champêtres
Encerclent des caveaux où nos âmes s’empêtrent
Aimer à la folie, contre vents et marées
Aimer comme on se lie aux îles démarrées
Pour voyager sa vie quand elle est mal barrée
Par un enfant soumis aux caprices des fées
Heureusement il y a une femme à la fenêtre
Qui regarde la vie en se disant peut-être
Ensuite mes amis mes coffres sont pillés
Dans le couloir désert mon chien s’est oublié
Et oui la vie parfois peut tenir dans un mouchoir
Un placard un peu vain une manière de tiroir
Un éclat de micas un silence d’après boire
Une lettre oubliée derrière les miroirs
Il suffit d’un chagrin et d’un papier plié
D’un simple grain de sable manquant au sablier
Nos hautes solitudes s’amenuisent devant
L’humble sollicitude que réclament les parents
Un indien dans la plaine, un soldat sur le front
Des foules qui s’éprennent du vol lent des faucons
Et nos folies sont reines sous le moindre balcon
Pourvu que les marraines soufflent sur les charbons
Pour allumer le feu sous les braises d’avant
Pour ameuter la foudre sous les ailes du vent
Enfin mes amours n’attendez pas de vivre
Cherchez au gré des vents la parole des livres
Ouvrez grand les hublots aux gerbes qui scintillent
Et laissez pénétrer les eaux aux écoutilles
Dans la nuit souveraine des étoiles qui brillent
Nos rêves sans pareils de poussière s’habillent
J’ose d’un pas bancal une danse un peu ivre
Dans l’espoir que la danse une fois me délivre
Commentaires
Pas si bancale la danse...
dim, 29/05/2011 - 16:16 — FoxIvre d'amour et de rêves
lun, 30/05/2011 - 20:12 — JiaimeJiaime
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