Sur la terrasse de fin d’été
A l’ombre bleue des peupliers
Les hommes étaient pour moi trop proches
Ecouter le vent de solitude
Et ses bourrasques d’altitude
O pouvoir caresser la roche !
Je vous écoute maintenant
Et vos histoires et vos romances
Vos désespoirs et vos vacances
Vos mots d’amour pour un qui ment
Rien de vous ne m’est étranger
Est-ce donc ma façon d’aimer ?
A l’horizon de la fin août
A l’heure où se vident les routes
Les femmes étaient pour moi lointaines
Ecouter les cris des corbeaux
Portés par les vents du plateau
Et puis mourir au loin des plaines
Je vous écoute comme on lit
Entre les pages entre les lignes
Entre les photos et les signes
Dans tout ce qui sans mot se dit
Rien de vous ne m’est étranger
Est-ce donc ma façon d’aimer ?
Dans le berceau des arbres fées
Dans le soleil des grands prés
Ai-je jamais quitté l’enfance ?
Ecouter les bêtes qui dorment
Bêtes sauvages bêtes de somme
Et puis rêver de ressemblance
Je vous écoute maintenant
Loin de la ville et de la foule
Des bruits du monde qui déboulent
Dans le chahut vague du temps
Rien de vous ne m’est étranger
Est-ce donc une façon d’aimer ?
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