
Nous avons vendangé toute la nuit les orages
Et dans de noirs tonneaux enfermé les éclairs
Des enfants vigoureux tournaient, tournaient les pages
Quand d'autres s'endormaient sur le sein de leur mère
Nous avons vu défiler tous les matins d'été
Les rires, les silences, le ciel bleu et l'amour
L'oeil du nouveau-né, la main nue, la bonté
Pendant que les corbeaux picoraient dans le jour
Les cadavres posés sur le bord de la route
Dans les flashs, le soleil, et les flaques vermeilles
Attends, attends, cela va me revenir, juste un moment, un mot...
Les déserts sont mouvants et la langue s'ensable en tirant sur la soif
Il y a du bousin dans l'air et ça boucane dans les parcelles privatives
Attends, ce n'est pas ce que je voulais dire, ce que je voulais dire...
La corbeille attardée a mangé tous les fruits, sous le regard surpris de la mariée
Et c'était quand ? C'était où? Avec qui ?
Au changement de lune, à l'heure du doute, sur la dune, avec...
Il manque un radis à l'horloge qui ne veut plus dire l'heure
Je l'ai vue se lever
Les mondes grondent!
Le ciel était limpide
Eclabousser la toile
De sel et de soleil...
Je l'ai vue se languir
Les terres tremblent!
Le feuillage était clair
Se poser sur l'étoile
Du jour et puis du jouir...
Je l'ai vue s'accrocher
Les océans balancent!
La brise était sereine
Rabattre la grand voile
Sur le pont du partir...
Je l'ai vue s'écarter
Les forêts frissonnent!
La bruine mouillait à peine
Arracher un doux râle
Voici venu le temps
Du café des oisifs ;
Onze heure dans la vent
La terrasse est à vif.
Paris la putassière

Le 26 mai 2011, Moon Pallas était en concert au TAP. Dû à un emploi du temps non compatible, je n'ai pas pu faire mon reportage habituel en coulisse, mais je vous ai quand même ramené quelques clichés de la soirée.
La forteresse intérieure
s'insurge contre les heures
qui tournent sans compter
au cadran déréglé
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