Dans le drapé sonore du feuillage qui tombe fracassé par la pluie
Dans le drapé sonore du feuillage qui tombe fracassé par la pluie
Mon Amour,
Nous partirons tous les deux,découvrir ailleurs,d'autres endroits,
Nous roulerons sur des routes embrumées,par des nuits de velours,
Nous nous arrèterons pour nous reposer sur des petits chemins charmants,
Tu t'endormiras avec ta tête posée sur mon épaule,
Et je me sentirai comme un roi,
Tellement heureux de tenir le rôle
De celui qui voyage avec toi,ton compagnon,ton amant.
Je n'oserai plus bouger pour ne pas te réveiller,
J'écouterai la musique feutrée de ta respiration rassurée
L’infini trop près pour pouvoir le voir
L’immense à portée de main
La transparence d'une algue
Quand tout coule à la fin
Affiche des parfums
Qui parfois vous alpaguent.
Au détour d'un regard
Le vent soufflait ce matin-là
Il y avait dans l’air un je-ne-sais-quoi
Une vibration une onde
Quelque chose disait la Terre ronde
Mon coeur ,Amalapushpam,
Petite fille misère de quatorze ans, du bout de l'Inde en Kérala,
Je ne te verrai certainement jamais devenir la dame,
A qui tu rêvais de ressembler.
Disparue un jour, sans pouvoir laisser une seule trace de tes pas
Un signe,une piste pour que je puisse te retrouver.
Ma Fille de coeur,ma douce Filleule,
Les adultes ne t'ont pas protégée.
Tu me laisses désespéré et bien seul,
De te savoir abandonnée dans cette foule affamée,
Ou les petites filles sont jetées en pâture à des hommes immondes,
Pages