quand les mots s'éteignent
comme l'esprit se vide
quand la fatigue est là
avec ses heures pleines
de travail, de partage
d'efforts tant acceptés
quand le monde se rétrécit
aux fenêtres électriques
quand les mots s'éteignent
comme l'esprit se vide
quand la fatigue est là
avec ses heures pleines
de travail, de partage
d'efforts tant acceptés
quand le monde se rétrécit
aux fenêtres électriques
La forêt éclairée d'un vieux ciel d'automne pâlot sombrait doucement dans la terre sourde. Aujourd'hui les nuages lourds crispant de menaces pesaient sur nos têtes couvertes de feutres passés aux couleurs terriennes.
L'ombre jeteuse de fraîcheurs tombait comme un aigle vorace et vous prenait sur place comme une fin du monde. Nos entrailles remuaient de sensations lugubres, nous avions des mines navrées et un besoin de sérénité nous faisait mal.

Je n'ai pas d'âge, pas de nation, pas de bagage et pas de nom. Simple passant du temps présent, je n'appartiens qu'à mes chansons. L'identité est un carcan dont j'ai cassé tous les contours. J'erre sur terre, aimant passer par à peu près tous les détours. Je suis un simple voyageur posant ses pieds un peu partout, et si demain me mène ici, c'est que j'en aurais fait le tour. Il se peut même, les soirs de peur, que mon ici me trouve ailleurs.... Mais c'est alors que je me perds, et que mon voyage se meurt.
Dans ma chemise, pas de papiers, ni dans mes poches... vérifiez ! Moi je ris au nez des frontières, et je pisse au pied des armées. Simple passant sur cette terre qui se fabrique des bunkers, je continue sur mon chemin, et je fabrique des refrains.
Je n'ai pas d'âge, pas d'ambition, pas d'autre adage...
Evolution...
soudain tout seul
je me demande
soudain si vite
je me détache
avant que de sombrer
soudain demain si loin
soudain je doute
Créanciers, débiteurs,
Comptes à découvert,
Arrêter le compteur
Et tant pis pour l'hiver...
Et quand l'été revient
Vérifier ses débits,
Ne pas aller plus loin
Que la ligne crédit.
Encaisser virements,
Retraits et assurances,
S'acquitter des paiements
Pour rester dans la danse,
Tous les papiers de banque,
Poésie d'aujourd'hui,
Marchent comme des tanks
Implacables, sans vies.
Il ne reste pour ceux
Que l'horizon chatouille,
Qu'à refermer les yeux
Sur la grande magouille;
Oublier relevés
Ou autres échéances
Pour se mettre à rêver,
Et retenter la chance...
Sur le banc des Nations,
Chacun dans sa culotte,
On regarde au lorgnon
Ses oignons qui mijotent.
Quand on lève le nez,
Au-dessus du binocle,
Le monde a tant tourné
Que vacille le socle.
Alors les yeux baissés
On retourne à ses comptes,
Et monte l’anxiété
Autour du taux d’escompte,
Sur le banc des Nations,
La crise y est passée,
On n’y fait attention
Qu’à sa pauvre monnaie…
http://www.youtube.com/watch?v=M7QsVf1IpXo&feature=youtube_gdata_player
à l'aube du nouveau monde
je cours vers les étoiles
tout doucement
à la mesure de la vitesse
je cours
tout doucement
et vers demain
et le lointain
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