
La nuit approche de sa fin,il profite de la douceur du temps pour aller promener son insomnie dans le jardin.
Il aime les parfums qui arrivent de la foret proche,ce fil invisible entre les arbres et son corps.
Les étoiles sont encore là,petites taches blanches et lumineuses qui respirent et bougent tant elles brillent.Elle l'accompagnent dehors.
Il ne sait rien des longs discours des oiseaux mais à leurs chants incessants,il en devine des milliers à partager l'instant avec lui.
Dans ce fort haut et perdu, tout de grisaille et de pierres nichait un pauvre hère en son donjon,
Terrien d'occasion
C' est une zone noire dans l'aube de la nuit, le vent souffle ses sifflements puissants.
Je m'engouffre dans l'antre.
Dehors la fraîcheur frappe, ici une tiédeur flotte dans l' air huileux de sensations.
Après le dernier train il n’y avait plus de train

C’est écrit dans un livre à la page précisant ma naissance,
Je ne suis qu’un oiseau de passage qui s’arrête au hasard
Pour finir le périple d’un voyage auprès de ces autres
Qui m’ont grand ouvert leur cœur et ce malgré mes différences.
Assis sur la marche usée,
le dos appuyé contre la vieille porte de bois
il tente et y parvient parfois
à ne plus penser à ce qu'il a été
Le vent venu d'en haut,si haut
parfume la ruelle de flagrances boisées,
faisant danser les rubans de tissus colorés
et ,il trouve ça beau
Il observe desenfants qui s'amusent et qui rient,
puis,se mêle à leurs jeux insouciants
Ils s'approchent,il leurs sourit,
comme un clin d'oeil à sa propre vie
Ils s'éloignent,alors il lève les yeux,
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