
Le vent soufflait ce matin-là
Il y avait dans l’air un je-ne-sais-quoi
Une vibration une onde
Quelque chose disait la Terre ronde
Mon coeur ,Amalapushpam,
Petite fille misère de quatorze ans, du bout de l'Inde en Kérala,
Je ne te verrai certainement jamais devenir la dame,
A qui tu rêvais de ressembler.
Disparue un jour, sans pouvoir laisser une seule trace de tes pas
Un signe,une piste pour que je puisse te retrouver.
Ma Fille de coeur,ma douce Filleule,
Les adultes ne t'ont pas protégée.
Tu me laisses désespéré et bien seul,
De te savoir abandonnée dans cette foule affamée,
Ou les petites filles sont jetées en pâture à des hommes immondes,
Les collines en deuil ont pris le parti fou
De ranger le cercueil là tout au fond du trou
Et l’enfant de novembre revient au mois de mai
Quand la mère au cœur tendre se retire à jamais
Le ciel est resté sec dans le vent qui séchait
Les larmes des parents dont les yeux se perdaient
Au lointain des collines et des arbres en fleurs
L'herbe haute est là
Personne n'a fauché
Ses racines ; Entre-las
De mousse et de rosée
Les grands chênes tout autour
Tu penses façon photomaton écrire des livres aux clichés borderlines
A l'heure ou le monde est ailleurs nous marcherions sur la plage et laisserions les vagues lécher nos pieds puis effacer nos traces commes si nous n'étions jamais passés.
Je t'amènerais au bout de la jetée, danser au dessus de l'Océan et regarder la lune se refléter dedans.Je gouterais sur tes lèvres ses embruns salés,tu te laisserais faire,tu aimerais cela,et ce serait bien.
Nous resterions longtemps en nous tenant par la main,à regarder le phare dessiner des traits de lumière sans fin sur la surface océane.
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