Tu regardes le monde
Avec des yeux de fable
Tu cherches sur les tombes
Des noms impronnonçables
Juste au bord de l'abîme
Tu lances des caillous
Et tu jettes à la rime
Des paroles de fou
Tu regardes le monde
Avec des yeux de fable
Tu cherches sur les tombes
Des noms impronnonçables
Juste au bord de l'abîme
Tu lances des caillous
Et tu jettes à la rime
Des paroles de fou
Attends, attends, cela va me revenir, juste un moment, un mot…
Les déserts sont mouvants et la langue s’ensable en tirant sur la soif
A l’arrache, comme on tire sur le cœur la corde du violon
Nouant les noirs sanglots au sang de nos ancêtres
Dans la file innombrable vouée à disparaître
En chemin, en chemise, et le reste en carton
Car nous déménageons à toute heure en tout lieu
Perdant le pantalon, la mémoire, habitudes
Pour gagner chancelant le miroir hébétude
Où l’enfant se refuse à l’étreinte du vieux
Le poing s'ouvre enfin
La route de la faim
M'accueille sans frein
En ce jour anodin
Dimanche matin dans le gris
Après des heures de pluie
Je cherchais, comme c’est curieux, un papier, une montre, un chemin, un oubli, un chien
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