

C’est l’acide vie d’Alice au pays des délices,
Où son seul caprice est celui du supplice,
Sous les draps, dans un matelas, qui se plissent,
Avec comme complices des yeux remplis de vices,
Pour se débattre dans le vide interstellaire,
S’envoler dans les airs et fuir le désert,
Au pas rythmés des tambours militaires,
Pour guerrière, se faire tributaire de l’amour.

C’est la décadence, décalé de cette société
Je le suis de plus en plus et je ne pourrais
Plus rien y faire en attendant de me faire soigner,
Pansement, baume au cœur et médicaments,
Hystérie puis folie générale pour mon enfermement.
C’est la monnaie de l’or noir qui rend taré la société
Et la sobriété qui s’accumule pour un état d’ébriété
Ou la dépression finira par tuer les valeureux guerriers.
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