

Dans la vie il y a des minutes qui durent plus d’une journée
Et même des journées qui sont plus longues que des années,
Des années durent parfois même plus on dirait que des décennies
Tant il y a du trop d’instants mauvais pour se les accaparer,
Mais la plus longue seconde sera pour le restant de ma vie
Celle où tu m’as dit le dos tourné que pour toi tout est finit.

Je t’aime parce que tu as la tignasse verte et les dents jaunes,
Libère toi pour te détendre et te déteindre sur le reste de la faune,
Je t’aime parce que tu as les yeux verrons et un blouson marron,
Tu dis que tu es laide mais on verra lequel de nous aura raison
Quand il poussera de tes larmes des lamelles d’arc en ciel.
Je suis un bord de rue
sur le fil d'un rasoir ;
Je suis la marche du trottoir
qui ondule du cul.
Je suis l'oiseau qui piaille
de faim, de froid et d'espoir ;
Je suis toute la gouaille
du peuple des grands Soirs.
Je suis vagabond -
voyageur de la tête ;
Je suis le furibond -
pauvre futur squelette.
Je suis contre ce monde
en colère d'esthète ;

C’est comme quand les baffes pleuvent
Et qu’un gamin s’en balance tellement
Il en en reçoit de la part d’un pauvre horloger
Qui ce serait encore planté dans les rouages,
En montant les aiguilles du bonheur à l’envers,
Pour mettre à la place une assiette de bugne
Trop grasse qui serait trop dure à digérer.

L’amour est un sujet éculé encore plus vieux que depuis que la terre est née
Mais à chaque fois que je te place au cœur pour parler du sujet
Tout en devient si clair que ça ne devient plus qu’une question de beauté.
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