Terrien d'occasion
C' est une zone noire dans l'aube de la nuit, le vent souffle ses sifflements puissants.
Je m'engouffre dans l'antre.
Dehors la fraîcheur frappe, ici une tiédeur flotte dans l' air huileux de sensations.
Après le dernier train il n’y avait plus de train

C’est écrit dans un livre à la page précisant ma naissance,
Je ne suis qu’un oiseau de passage qui s’arrête au hasard
Pour finir le périple d’un voyage auprès de ces autres
Qui m’ont grand ouvert leur cœur et ce malgré mes différences.
Assis sur la marche usée,
le dos appuyé contre la vieille porte de bois
il tente et y parvient parfois
à ne plus penser à ce qu'il a été
Le vent venu d'en haut,si haut
parfume la ruelle de flagrances boisées,
faisant danser les rubans de tissus colorés
et ,il trouve ça beau
Il observe desenfants qui s'amusent et qui rient,
puis,se mêle à leurs jeux insouciants
Ils s'approchent,il leurs sourit,
comme un clin d'oeil à sa propre vie
Ils s'éloignent,alors il lève les yeux,
Poursuivre la voie, loin de tout, de l'ensemble
Cheminer indemne d'envie
dans l'acier et le corail
sous des cieux lourds
pesant de silence
certain de calme
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Tout le monde le savait
en cet endroit précis
toutes les nuits se jouait
la même tragédie.
L'angle se trouvait nu,
de simples pierres, vétu,
tandis que dans son dos
coulait le flux de l'eau.
Pas de verre aux fenêtres
pour empêcher les vents
de pénétrer sa tête
et de venter dedans.
L'angle se trouvait nu -
l'avait bien dans le cul.
La mer se retire.
Les souvenirs s'étirent
le long des moutons blancs,
en des milliers de bans.
La plage est désertée.
Le jour finit de poindre.
Marchant seul et nu-pied
je pars le rejoindre.
Mon âme est engoncée
dans son désir d'ailleurs.
Mon pas est saccadé,
s'alignant sur mon coeur.
La mer fuit le temps,
ce temps gris qui nous conte
comme on vivait avant
quand nous n'avions pas honte.
La mer est fatiguée,
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