Pendant que certains font l’amour l’un des miens meurt,
Pendant que certains font la guerre l’un des miens meurt,
Pendant que certains font l’amour l’un des miens meurt,
Pendant que certains font la guerre l’un des miens meurt,

Une fille ça le corps plein à craquer d’appareillage
À en tuer un homme comme devant les usines à gaz,
Qui chantonnent la moisissure en recrachant leur sueur,
Avec une notice en Afghan pour en prendre le contrôle.
Mais peut-être que si elles étaient moins compliquées
On serait assez con comme d’habitude pour les oublier.

Les cargos de la misère débarquent sur nos terres
Pendant qu’en face un peuple d’escargot délibère
Avec au pouvoir des fonctionnaires qui se nourrissent de la peur,
Hésitant entre l’idée de les renvoyer ou des les laisser errer
Dans nos rues déjà chargées par le manque de solidarité.

Je viens de Bogota en déchirant les écrans de cinéma,
Je traverse les rues en me mélangeant aux couleurs de la nuit
Pour partir où bon me semblera vers un autre pays,
Là où la liberté d’être en paix ne mettra pas en péril ma vie,
Je ne suis pas sûr de le trouver car sans papier je suis en sursit.
Les murs jaunissent les jours de pluie
c'est aussi un visage d'ici
Le monde devient gris et humide
la ville est vide et le poison coule dans nos bides.
Chez moi, il y a des couleurs qu'ailleurs tu ne verras pas.
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