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Le blog de Dreux patrick

Immobile passant

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Oeil de biche

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Il faisait froid et nuit dans la ville d'avant

Et pour se réchauffer on allumait des feux

En se penchant un peu aux yeux des amoureux

Petit feu de papier où brûlaient les serments

Des chiennes aux yeux de biche veillaient sur les amants

 

Au coin des rues aux quatre vents l'accordéon

Accordait quelques pas de danse pour les passants

Pour les lampions un réverbère tout simplement

Jetait sa lumière au trottoir du Panthéon

Des chiennes aux yeux de biche suivaient la partition

 

Périphérique

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Il est où le soleil quand il n’est pas sur ma tête ?

Révolution

Comme on vit

Il y a toujours un feu qui brûle dans la nuit
Et toujours une barque au lointain qui approche
Un vagabond qui erre au soleil de minuit
Et de l’eau aux fontaines et de l’eau sous la roche

Il est des peuples

Il est des peuples si vieux qu’ils ne se connaissent plus
Comme graine isolée arrachée à l’épi
Chacun portant ses pas dans le vent qu’il maudit
Pendant que des enfants s’inventent des tribus

au balcon des mots

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Ce soir je tourne le dos au bleu cobalt des monts pour me pencher au balcon des mots, parapet donnant sur la nuit sans étoile, sans visage, sans parole retournée. Les mots tout d'abord tournent comme des astres, désastres, n'osant dire, ne sachant dire, mots comme des cailloux qui voudraient jouer de leur sonorité sans laisser transpirer le sens qui les inspire, aspire, expire. Leur ventre est fou, leur tête gondole, malgré eux ils transpirent quand je les mets à sac, en sac, en vrac. Comme fragiles ils voudraient la résille des questions, l'audace des exclamations, mais surtout ne pas se montrer sans masque, sans vin qui pétille, sans colifichet ou fétiche. La nudité est vraie, et le vrai est terrible, les mots ne cherchent ni le vrai ni le nu, mais la fête continue jusqu'à mentir pour au moins garder un vêtement contre, contre, contre le monde qui lui se veut vrai! Au balcon des mots, Ô bal con des mots, tournant le dos au cobalt des monts, quelle ineptie! L'homme s'est regardé dans son miroir et n'a rien vu, évidemment. L'homme s'est regardé dans la rivière, et n'a vu que ce qu'il croyait enfoui à tout jamais. L'homme s'est regardé dans la terre, et dans la matière informe il s'est enfin reconnu, dans l'attente, dans la boue, dans la glaise, qui ne sont encore que des mots. Et quand il parle de terre, il ne dit rien évidemment, puisqu'il tait. Et quand il parle de l'eau, il compte déjà le débit, il fait des lots. Il vit peut être en l'air, en l'air du temps, en l'air de rien, flatulences, pestilences, qui flattent et empestent le silence ? Ce soir je voulais mettre la tête sur l'oreiller afin d'ouvrir la porte des rêves. Mais avant je me suis promené sur les bords de la rivière, sur les hauteurs du plateau, sur le pourtour de mon verre, et je ne sais quel mot m'a soufflé d'aller me poster au balcon des mots, tournant le dos au bleu cobalt des monts. Peut-être ces mots qui sont insensés, désir, amour, partage, amitié, voyage, sentier, visage...Un drôle de balcon qui donne sur le vide, et quand il n'y a personne, et quand on sait que personne ne viendra pour vous surprendre, quand le balcon enfin est désert, quelle drôle d'idée d'aller chercher les mots pour les lancer en l'air, pour les jongler et toujours se taire sur la terre. C'est affaire de silence, c'est affaire de solitude, mais le confier au mot ? C'est comme lancer une barque depuis le rivage, en sachant que le temps que mettra cette barque pour atteindre un visage, le vôtre aura depuis longtemps disparu. Histoire d'amour, de désir, histoires aussi vaines que ces météorites qu'on ignore dans les sphères lointaines. C'est parler dans le noir à tous ceux qui ne trouvent pas le sommeil, c'est frotter quelques mots dans la nuit comme jadis nos ancêtres frottaient les silex, pour que du froid naisse une chaleur... comme un dernier éclat d'une étoile qui meurt ignorante de sa postérité... Et rien de tout cela bien sûr, au balcon des mots, le con peut bien s'endormir sur les derniers échos du bal...

Drapeau noir

La lumière nous manque à l’entrée de l’hiver

Les mots les messages s’espacent dans le soir

Il reste une mémoire et un pré toujours vert

A l’heure où les loups viennent boire

Je suis sentimental

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Je suis sentimental comme ces cuves de mazout
Qui se dressent sur le ciel des départementales
Je suis sentimental comme ces chars en déroute
Qui défoncent l’asphalte des routes nationales

Qui n'a jamais lu Kant ?

Le clephte a volé la clepsydre
L’or loge dans la crypte apocryphe
Le temps dévore les pétroglyphes
Et l’eau glisse au ventre de l’hydre

Des moires de vieil or irisent

Le praxinoscope de la procrastination

En bouquet ou en vrac, coquecigrues et calembours
Pataquès sur le bout de la langue et du calame
J’arpente et je sarcle, j’ente et je racle l’âme
De ses fleurs de patience, de sapience à rebours

Champagne!

Torpeur et tribulations dans le collimateur
Les oiseaux migrateurs ont déposé les ailes
Aux quatre coins du salon réservé
Saké, whisky, champagne et vodka, avant la téquila

Minute papillon

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Minute papillon !
Il ne suffit pas d’écornifler les piqueurs de bœufs
Encore moins d’agiter le bocal de la clepsydre apocalyptique
(Celle où se mire la danseuse nue du premier jour)

Il est quelle heure quand il neige?

Il est quelle heure quand il neige ?
Il est où le chemin, il est où le pont ?
Il est quelle heure quand s’évanouit la maison ?
Il est où le maître des arpèges ?

ce soir on dort à l'élysée

Dans les caveaux on prend la pluie
Des gouttes d’eau sur les côtelettes
De l’eau qui suinte des squelettes
Qui ne croient plus au paradis

Roule ta bosse
Roule ta bosse
Roulez carrosses

Tu marches dans la rue

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Tu marches dans la rue sans sac à dos sans bagage
Tu regardes ces gens qui fument devant les garages
Les bars les tabacs les ministères et les halls déserts

La clé des songes

A cette heure de la saison qui ne voit le soleil qu’au travers des barreaux
Quand les brumes diaphanes entre les troncs flottés remontent au carreau

Matin oublié (3)

C’était un matin comme les autres matins
Des bruits dans la cuisine, une odeur de café
La porte de la chambre ouverte sur l’escalier
A entendre les parents qui murmurent sans fin

c'était un matin de petit lait

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C’était un matin de petit lait et de troupeau
De bouillie au bout des doigts agiles
De seins nus sous la poussière d’argile
De rires murmurés dans le creux de la peau

C'était un matin

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C’était un matin de loutre et de vent frais
Un matin d’herbe auprès de la rivière
D’enfants nus dans les gerbes d’eau claire
De viande boucanée posée là sur les claies

Des emplois pour retraités

Un texte de Michel Riffard, retraité avec tous ses neurones

Pour une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle!

2 personnes âgées ont retrouvé un poste... Ça rassure.

Le soleil tremble

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Au milieu des bêtes et des arbres mordus par l’automne
Dans le feu sans fumée qui consume les feuilles
Juste pour les déposer
En tapis rouge sur le sol
Le cri
D’un rapace qui chasse

Et toi qu'as-tu vu ?

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J’ai vu une lune crever à l’horizon des rêves Le monde basculer dans la benne à ordure Les hommes se précipiter dans le théâtre en ruine J’ai vu l’animal qu’on tue au rebord de la fenêtre Et l’enfant nu qui ne voulait pas naître La peau des humiliés dressée en étendard J’ai vu la caravelle fracassée dans le caniveau Le crapaud éventré décalqué sur le bitume Les jouets de noël accrochés au pare brise J’ai vu l’écorché et l’amant malheureux La soie qui dégouline aux crocs du boucher Le silence des runes au milieu des mots inutiles J’ai vu ma main battre sur mon cœur Comme un morceau de foie o

La vie en rouge ( sur l'air de la vie en rose)

Des yeux qui se rêvent un destin
Discours qui se perdent sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l’homme auquel on appartient

Quand il sort son bouclier

Attention humains

Attention humains sur la place du marché
Attention gamins sur le bord du fossé

Quand tu gagnes ta croûte
Sais-tu combien tu coûtes
Quand tu tombes malade
Tu creuses le déficit

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